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dant et par une suite naturelle des opérations, vu que cetteplace est dépourvue de tout.
Qu’à mesure que lessuceesdes Autrichiens serontniarquans,il est probable que les individus portés pour le Prétendant, etdisséminés maintenant dans Strasbourg , se lieront et forme-ront un noyau, dont on usera de toutes ses forces pour remplirles vœux du Prétendant, &c.
Comme la présence de Pichegru à Strasbourg pouvait for-tifier les soupçons et nuire aux opérations qu’il avait conseil-lées, il passe dans le Jura , avec l'intention de tout y disposerpour que Strasbourg en soit au besoin secondé.
Il témoigne le désir de recevoir des fonds. Sur-le-champon s’adresse à Wickham pour qu’ils soient faits d’une manièreou d’uneautre. La222ème lettre s’explique nettement sur cepoint.
Le 1er. Prairial, les généraux Autrichiens, en exécution deton plan, font déclarer la cessation de l’armistice.
11 se rend à Besançon pour mieux observer les cvénemens»Tous ses efforts et tout l’or répandu par Wickham ne purentempêcher l’armée du Rhin d’être triomphante jusqu’aucommencement de l’an 5.
11 avait renoncé à l’Ambassade. Au moment de la re-traité de l’arinée sur le Rhin , il se trouvait encore à portéepour trahir.
Toute la correspondance l’établit.
La pièce numérotée 272, annonce que Wickham a faitpasser une lettre et de l’argent à Pichegru .
Que Pichegru , qui doit aller à Paris , est pleinement cavepour les grands coups.
Pichegru désespérant de recouvrer le commandement del’armée du Rhin, avait formé le projet de tâcher de s’assurerun autre pouvoir à Paris .
, C’est dans cette intention qu’il s’est fait nommer membredu corps législatif.
On sait quel rôle il y a joué, combien il fut fidèle à la causedu Prétendant,
On connaît ceux qui étaient arrivés avec les mêmes dispo-sitions. Personne n’ignore combien ils ont trompé d’hommesvertueux, et combien ils eussent faitde victimes si leurs projetseussent été entièrement exécutés.
La journée du 18 Fructidor sauva la France ; mais mal-heureusement elle fit verser bien des larmes ;V l’innocence : etles actes qui la suivirent ne furent pa» assez réfléchis.
Plus de quatre mois avant cette journée, Moreau avait dansses mains les preuves de la trahison de Pichegru , et il avaitgardé le silence.
Il l’avait gardé, lorsqu’il voyait l’influence dangereuse quePichegru exerçait sur le corps législatif.
Instruit par le télégraphe, dans la matinée du 18, des
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