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Suit la proclamation.
An Quartier général de Strasbourg le 23 Fructidor, An 5.
Le Général en chef, à l'armée du Rhin et Moselle .
Je reçois à l’instant la proclamation du Directoire exécutifdu 18 de ce mois, qui apprend à la France que Pichegru s’estrendu indigne de la confiance qu’il a long-teras inspirée 4toute la République , et surtout aux armées.
On m’a également instruit que plusieurs militaires, tropconfiansdans le patriotisme de ce représentant, d’après les ser-vices qu’il a rendus, doutaient de cette assertion.
Je dois à mes frères d’armes, à mes concitoyens, de les in-struire de la vérité.
Il n’est que trop vrai que Pichegru a trahi la confiance de laFrance entière.
J’ai instruit un des Membres du Directoire , le 17 de cemois, qu’il m’était tombé éntre les mains une correspon-dance avec Condé, et d’autres agerA du Prétendant, qui neme laissaient aucun doute sur cette trahison.
Le Directoire vient de m’appeler à Paris , et désire sûrementdes renseignemens plus étendus sur cette correspondance.Soldats, soyez calmes et sans inquiétudes sur les événement!de l’intérieur; croyez que le Gouvernement, en comprimantles Royalistes, veillera au maintien de la constitution républi-caine que vous avez juré de défendre.
Le Gouvernement se crut autorisé, en lisant la lettre deMoreau, à l’accyser du moins de trop d’indulgence pour le»complots dè Pichegru .
Moreau s’en était fait lui-même des reproches, puisqu'ileut l’attention dans sa lettre au Directoire de supposer du 17»celle qu’il avait adressée au Citoyen Barthélémy.
Deux lettres de ce général prouvent qu’il savait bien quelleétait l’opinion que le Directoire avait du se former de sa con-duite.
La première au ministre de la Police, en date du 10 Ven-démiaire, an 6, est ainsi conçue.
Citoyen Ministre,
En vous remettant les papiers du Général Klinglin, chargéde la correspondance secrète de l’armée ennemie, je vous«lois quelques détails sur la manière dont ils ont été saisis, etsur ma lettre au Citoyen Barthélémy que plusieurs person-nes ont prétendu écrite après que j’ai eu connaissance desévénement) du 18 Fructidor, et de cette supposition chaque'parti a tiré l’induction qu’il lui croyait favorable. Je répon-drai par des faits de la vérité desquels personne ne pourra dou-ter. Le 2 Floréal, l’Armée que je commandais s’emparao’Offenibourgh, environ trois heures après midi.
Je suivis de très-près les hussards qui y entrèrent les pr«-