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2 (1813) Pièces sous le gouvernement impérial, commençant le 15 mai, 1804 jusqu'à la fin de l'année 1806 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Suit la proclamation.

An Quartier général de Strasbourg le 23 Fructidor, An 5.

Le Général en chef, à l'armée du Rhin et Moselle .

Je reçois à linstant la proclamation du Directoire exécutifdu 18 de ce mois, qui apprend à la France que Pichegru sestrendu indigne de la confiance quil a long-teras inspirée 4toute la République , et surtout aux armées.

On ma également instruit que plusieurs militaires, tropconfiansdans le patriotisme de ce représentant, daprès les ser-vices quil a rendus, doutaient de cette assertion.

Je dois à mes frères darmes, à mes concitoyens, de les in-struire de la vérité.

Il nest que trop vrai que Pichegru a trahi la confiance de laFrance entière.

Jai instruit un des Membres du Directoire , le 17 de cemois, quil métait tombé éntre les mains une correspon-dance avec Condé, et dautres agerA du Prétendant, qui neme laissaient aucun doute sur cette trahison.

Le Directoire vient de mappeler à Paris , et désire sûrementdes renseignemens plus étendus sur cette correspondance.Soldats, soyez calmes et sans inquiétudes sur les événement!de lintérieur; croyez que le Gouvernement, en comprimantles Royalistes, veillera au maintien de la constitution républi-caine que vous avez juré de défendre.

Le Gouvernement se crut autorisé, en lisant la lettre deMoreau, à laccyser du moins de trop dindulgence pour le»complots Pichegru .

Moreau sen était fait lui-même des reproches, puisqu'ileut lattention dans sa lettre au Directoire de supposer du 17»celle quil avait adressée au Citoyen Barthélémy.

Deux lettres de ce général prouvent quil savait bien quelleétait lopinion que le Directoire avait du se former de sa con-duite.

La première au ministre de la Police, en date du 10 Ven-démiaire, an 6, est ainsi conçue.

Citoyen Ministre,

En vous remettant les papiers du Général Klinglin, chargéde la correspondance secrète de larmée ennemie, je vous«lois quelques détails sur la manière dont ils ont été saisis, etsur ma lettre au Citoyen Barthélémy que plusieurs person-nes ont prétendu écrite après que jai eu connaissance desévénement) du 18 Fructidor, et de cette supposition chaque'parti a tiré linduction quil lui croyait favorable. Je répon-drai par des faits de la vérité desquels personne ne pourra dou-ter. Le 2 Floréal, lArmée que je commandais semparaoOffenibourgh, environ trois heures après midi.

Je suivis de très-près les hussards qui y entrèrent les pr«-