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2 (1813) Pièces sous le gouvernement impérial, commençant le 15 mai, 1804 jusqu'à la fin de l'année 1806 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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nest sans doute quà cette instabilité quil faut attribue*la scission quisest opérée dans lempire en lannée 1795,et quieut pour suite la séparation ries intérêts du nord de ceux dusud de l'Allemagne . Dès ce moment, toute idée dune partieet dintérêts continus a du nécessairement disparaître : lesmots guerre d'empire, paix dempire, deviennent vuides desens: on cherchait en vain lAllemagne au milieu du corpsgermanique. Les princes qui avoisinent la France , abandon-nés à eux-mêmes, et exposés à tous les maux dune enterredont ils ne pouvaient pas chercher la fin par des moyens cons-titutionnels, se virent foncés de se dégager du lien commun,par des paix séparées.

Le traité de Lunéville, et plus encore le recès de lempirede 1803, auraient sans doute paraître siiffi.ans pour donnerune nouvelle vie à la constitution germanique, en faisant dis-paraître les parties faibles du système, et en con-olidant sesprincipaux soutiens. Mais les évéuemens qui se sont passésdans les dix derniers mois, sous les yeux de tout lempire, ontaussi anéanti cette dernière espérance, et ont de nouveau mishors de doute linsuffisance complète de la constitution ac-tuelle. Lurgence de ces considérations importantes a dé-terminé les souverains et princes du midi et de ioue-t delAllemagne à former une nouvelle confédération appropriéeaux circonstances du temps. En se dégageant, par la pré-sente déclaration, des liens qui les unissaient jusquà présentà lempire germanique, ils ne font que suivre lesyetème établipar des faits antérieurs, et même par des déclarations des pre-miers états de lempire. Ils auraient à la vérité pu conserverlombre vaine dune constitution éteinte ; mais ils ont cruquil était plus conforme à leur dignité et à la pureté deleurs intentions, de faire la déclaration franche et ouverte deleur résolution et des motifs qui les ont déterminés.

Cependant ils se seraient flattés en vain de parvenir aubut désiré, sils ne sétaient assurés en même tems dune puis-saute protection. Le monarque, dont les vues se sont cons-tamment trouvées conformes aux véritables intérêts de l'Alle­ magne , se charge de cette protection. Une garantie aussipuissante est tranquillisante sous un double rapport. Elleoffre 1 assurance que S. M. lempereur des Français , aura àcoeur, tant pour lintérêt de sa gloire que pour lavantage deson propre empire français , de maintenir le nouvel ordre deschoses et de consolider la tranquillité intérieure et extérieure,bette tranquillité précieuse est lobjet principal de la confé-dération du Khin, de quoi les co-états des souverains, auxnoms desquels la présente déclaration est faite, verront laP re ^ e ^ a " S ^ acu ' t ^ 4ui est laissée à chacun dentreux dy*cc der,sisa position peut le lui faire désirer.

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