857
contre l'intérêt de ses peuples. Les armées prussiennes étaientarrivées devant les cantoimemeus des nos troupes. Desprovocations de toute espèce, et même des voies de tait, avaientsignalé l'esprit de la haine qui animait nos ennemis, et lamodération de nos soldats, qui, tranquilles à l’aspect de tous ^
ces mouvetueus, étonnés seulement de ne recevoir aucun or-dre, se reposaient dans la double confiance que donnent lecourage et le bon droit. Notre premier devoir a été de passerle Khin nous-mêmes, de former nos camps et de faire en-tendre te cri rte guerre. Il a retenti aux cœurs de tous nosguerriers. Des marches combinées et rapides les ont portés,en un coup-d’oeil, au lieu que nous leur avions indique.
Tous nos camps sont formés; nous allons marcher contre lesarmées prussiennes et repousser la force par la fou e. Toute-fois, nous devons le dire, notre cœur est péniblement affectéde cette prépondérance constante qu'obtient en Europe legénie du mal, occupé sans cesse à traverser les desseins quenous formons pour la tranquillité de l’Europe , le repos et lebonheur de la génération présente ; assiégeant tous les cabi-nets par tous les genres de séductions, et égarant ceux qu’iln’a pu corrompre, les aveuglant sur leurs véritables intérêts,et les lançant au milieu dés partis, sans autre guide que lespassions qu’il a su leur inspirer. Le cabinet de Berlin lui-même n’a point choisi avec délibération le parti qu’il prend ;il y a été jeté avec art et avec une malicieuse adresse. Leroi s’est trouvé tout-à-coup à cent lieues de sa capitale, auxfrontières de la confédération du Khin, au milieu de son arméeet vis-à-vis des troupes françaises dispersées dans leurs canton-neinens, et qui croyaient devoir compter sur les liens qui unis-saient les deux états, et sur les protestations prodiguées entoutçs circonstances pur la cour de Berlin . Dans une guerreaussi juste, où nous 11 e prenons les armes que pour nous dé-fendre, que nous n’avons provoquée par aucun acte, par au-cune prétention, et dont il nous serait impossible d’assigner lavéritable cause, noirs comptons entièrement sur l’appui deslois et sur celui de nos peuples, que les circonstances appelentà nous donner de nouvelles preuves de leur amour, de leurdévouement et de leur courage. De notre coté, aucun sacri-fice personnel ne nous sera pénible, aucun danger ne nousarrêtera, toutes les fois qu’il s’agira d’assurer les droits, l’hon-neur et la prospérité de nos peuples.
Donné en notre quartier impérial de Bamberg , le 7Octobre, 1800,”
(Signé)
Par l’emperenr,
, . . (Signé)
*-e ministre s ecrétaire-d’état,
H. B. Maret.
R R R R R