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I ennemis, et S, M. se repose avec confiance, pour le résultat'de cette grande querelle, sur la justice de sa cause, sur les res-sources et la bravoure de son peuple, sur la fidélité de sesalliés, et avant tout, sur la protection et l'appui de la DivineProvidence. En contribuant aux efforts immenses qu’unetelle guerre doit nécessairement amener, les fidèles sujets deS. M. ne peuvent oublier qu’il y va de leurs plus chers inté-rêts; que quelques sacrifices qu’on leur demande, ils ne sontpoint comparables à la honte de céder aux prétentions inju-rieuses de l’ennemi ; que la prospérité, la force et l’indépen-dance de leur patrie sont essentiellemelit nées au maintien dela bonne foi et de l’honneur national, et qu’en défi nd int lesdroits et la dignité de l’empire britannique, ils défendent leplus puissant boulevard de la liberté du monde.
21 Octobre, 180Ê>.
OBSERVATIONS.
On a peine à concevoir que sur des faits aussi authentiqueset d’une si haute importance, le gouvernement anglais ait oséhasarder tant de fausses allégations. Accusé par l’opinion del’Europe d’avoir prolongé la guerre, il veut aujourd’hui écar-ter cette odieuse responsabilité; niais les actes même de sesagens l’accusent, et ses assertions sont démenties par les faits.S. M. 11 e veut, pour y répondre, que produire toutes les piècesde cette négociation, dont son amour pour la paix lui avaitfait espérer un meilleur résultat.
Il est faux que le gouvernement français ait fait avant lanégociation aucune des ouvertures, aucune des offres quesuppose la déclaration. Toutes ces suppositions ont été cons-tamment déniées pendant le cours de la négociation, par leministère de S. M. Il est faux que le gouvernement français ait accepté la prétendue base qui est établie dans la déelara-b°n, ni que S. M. britannique se soit réservé, avant d’entrernégociation de 11 e traiter que de concert avec ses alliés.
11 sera facile de se convaincre, par les réponses du ministredes relations extérieures à M. Fox, et surtout par celle No.
que si le cabinet anglais avait tenu à cette réserve, jamais^négociation n’aurait pu s’ouvrir. Il sera facile de se con-vaincre par le texte même des pleins-pouvoirs de lord Yar-mouth, et plus évidemment encore par la lecture de la lettrede lord Landerdale, No. 13, qu’avant de commencer la né-gociation, le cabinet anglais s’était entièrement et irrévoca-blement désisté de la prétention de traiter conjointement avecses alliés. Comment un gouvernement ose-t-il se mettremnb publiquement en contradiction avec lui même ?
7 exposé des faits qu’on va lire n’est pas, comme U décln-ra, '.® n efu foi d’Angleterre, une publication hasardée etqu n faut croire sur parole. Il est appuyé sur tqutes lesP' ces de la négociation qui seront imprimée» à laU u v u u 2