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peîeur ne put qu’être extrêmement surpris d’apprendre pres-que simultanément, et l’intervention d’un -econd plénipoten-tiaire de S. 1VJ. le roi d’Angleterre, et la demande formelle depasseports pour son retour.
Une seule conférence avait eu lieu ; la seconde n’étmt pasencore indiquée; les visites que prescrivent les egaids récipro-ques n’avaient pas été fuites par le nouveau ministie plénipo tentiaire de S. M. britannique, et cependant des demandes depasseports se renouvelaient d’heure en heure; en vain les plé-nipotentiaires de S. M. l’empereur s’efiorcèvent-ds de se faireentendre; en vain ils donnèrent, en vain ils demandètent desexplications; ils n'éprouvèient que le refus le plus persévérantd’ecouter tout ee qui pouvait ttndre à une conciliation.
Les ministres de S. M. l’empereur durent lui rendre comptedes obstacle- on’ils rencontraient et des dégoûts qu’ils avaientà essuyer; et S. M. jugeant des vues du plénipotentiaire deS. M. britannique par l’inconvenance des formes impérieuses,et on peut le dire, sauvages, qu’il n’avait pas craint d’adopter,dut voir avec évidence que la véritable intention de lord Lau-derdale avait été de venir rompre précipitamment une négo-ciation qui, dans stru principe, annonçait une prompte et heu-reuse is-ue.
J ontefois S. \I. voulant éprouver si, en portant la modéra-tion jusqu'à l’extrême degré de l'impassibilité, le plénipoten-tiaire .anglais ne se déterminerait pas à choisir des formesp'us conciliantes, tit à l’amour de la paix le pénible sacrificede tolérer que le ministre d’un gouvernement ennemi vîntaffecter, an sein même de sa capitale, un ton de menace etde supériorité ; mais enfin les expressions continues dans lasix'ème note, fout obligé à reconnaître l'impossibilité de con-clute une paix avec un plénipotentiaire dont toutes les de-ntaiid* s sont des offenses, et toutes les démarches des traitsd’ho tilité et le soussigné a reçu en conséquence l’ordre de re-mettre à S. Exc. lord Lauderdale les passeports qu’il a si per-sévérant ment demandes.
Mais, en même tems, S. M. l’empereur et roi a enjoint ausoussigné de déclarer formellement qu’elle désire autant quecela dépend d’elle que la négociation ne soit pas interrompuett qu’elle soit continuée eu tel lieu que ce soit dans un véri-table esprit de < oneiliation avec une franche et mutuelle dis-position vie s'entendre, et selon ies usages et dans les formesconvenues chez toutes les nations.
Jamais S. M. ne souffrira que ses ministres défèrent à riende ce qui pourra être Contraire à sa dignité, et qui pourraits’écarter des principes de la plus parfaite égalité entre lesgrandes puissances. Il est sans exemple dans l’histoire, etentre deux nations qui ne peuvent s’arroger àméiin droit uesupériorité que le plénipotentiaire de l’ime ose dicter à l’autre
les conditions et les formes d’une délibération, et tracer autour