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2 (1813) Pièces sous le gouvernement impérial, commençant le 15 mai, 1804 jusqu'à la fin de l'année 1806 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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peîeur ne put quêtre extrêmement surpris dapprendre pres-que simultanément, et lintervention dun -econd plénipoten-tiaire de S. 1VJ. le roi dAngleterre, et la demande formelle depasseports pour son retour.

Une seule conférence avait eu lieu ; la seconde nétmt pasencore indiquée; les visites que prescrivent les egaids récipro-ques navaient pas été fuites par le nouveau ministie plénipo­ tentiaire de S. M. britannique, et cependant des demandes depasseports se renouvelaient dheure en heure; en vain les plé-nipotentiaires de S. M. lempereur sefiorcèvent-ds de se faireentendre; en vain ils donnèrent, en vain ils demandètent desexplications; ils n'éprouvèient que le refus le plus persévérantdecouter tout ee qui pouvait ttndre à une conciliation.

Les ministres de S. M. lempereur durent lui rendre comptedes obstacle- onils rencontraient et des dégoûts quils avaientà essuyer; et S. M. jugeant des vues du plénipotentiaire deS. M. britannique par linconvenance des formes impérieuses,et on peut le dire, sauvages, quil navait pas craint dadopter,dut voir avec évidence que la véritable intention de lord Lau-derdale avait été de venir rompre précipitamment une négo-ciation qui, dans stru principe, annonçait une prompte et heu-reuse is-ue.

J ontefois S. \I. voulant éprouver si, en portant la modéra-tion jusqu'à lextrême degré de l'impassibilité, le plénipoten-tiaire .anglais ne se déterminerait pas à choisir des formesp'us conciliantes, tit à lamour de la paix le pénible sacrificede tolérer que le ministre dun gouvernement ennemi vîntaffecter, an sein même de sa capitale, un ton de menace etde supériorité ; mais enfin les expressions continues dans lasix'ème note, fout obligé à reconnaître l'impossibilité de con-clute une paix avec un plénipotentiaire dont toutes les de-ntaiid* s sont des offenses, et toutes les démarches des traitsdho tilité et le soussigné a reçu en conséquence lordre de re-mettre à S. Exc. lord Lauderdale les passeports quil a si per-sévérant ment demandes.

Mais, en même tems, S. M. lempereur et roi a enjoint ausoussigné de déclarer formellement quelle désire autant quecela dépend delle que la négociation ne soit pas interrompuett quelle soit continuée eu tel lieu que ce soit dans un véri-table esprit de < oneiliation avec une franche et mutuelle dis-position vie s'entendre, et selon ies usages et dans les formesconvenues chez toutes les nations.

Jamais S. M. ne souffrira que ses ministres défèrent à riende ce qui pourra être Contraire à sa dignité, et qui pourraitsécarter des principes de la plus parfaite égalité entre lesgrandes puissances. Il est sans exemple dans lhistoire, etentre deux nations qui ne peuvent sarroger àméiin droit uesupériorité que le plénipotentiaire de lime ose dicter à lautre

les conditions et les formes dune délibération, et tracer autour