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par 6on Exc. le ministre des relations extérieures, Jeudi 4 dece mois, et il s’empresse maintenant de répondre à cette com-munication en intimant à S. Exc. la marche que S. M. ajugé à propos de lui prescrire pour sa conduite dans lescirconstances actuelles.
S. M. britannique toujours attentive au maintien des liaisonsintimes, et de l’alliance qui subsistent entre S. M. et l’empereurde toutes les Russies , trouve naturellement dans la conduiterécente de sou illustre allié, et dans les témoignages qu’ilvient de donner de l’intérêt qu’il prend au bien-être de laGrande-Bretagne, et au bonheur général de l’Europe , (lenouveaux motifs pour ne séparer en aucun cas ses intérêts deceux de la cour de Pétersbourg.
, Cependant, S. M. ne prétend pas porter ce principe plusloin que ne l’a déjà du faire le comte de Yannoutb, d’aprèsles instructions de RJ. Fox dans les communications (le saseigneurie avec le gouvernement français . Rien u’cmpècheque les intérêts de la Grande Bretagne et de la France ne soienttraités séparément; seulement S. M. n’autorise pas le sous-signé à signer un traité autrement que provisoirement; cetraité ne devant avoir sou plein effet que dans le cas où la paixse ferait, entre ce fidèle allié de la Grand-Bretagne et laFiance , c'est à ces comblions seulement que le soussigné estautorisé actuellement à négocier.
Le soussigné a ordre d’ajouter que S. M. britannique, parrfaitement instruite du désir dé la cour de Pétersbourg, pourla paix, sur des bases réciproquement honorables et avanta-geuses, et incompatibles en même teins avec les intérêts del’Europe , l’a autoiisé à faire part aux plénipotentiaires fran çais 4 es conditions auxquelles la Russie (d’après la connais-sance intime et entière que possède S. M. britannique desintentions de cette cour), serait prête à négocier avec le gou-vernement français ; de le rédiger en forme de traité, dans lçcas où ellçs seraient consenties de part et d’autre; et d’insérerdans le traité provisionnel entre la Grande-Bretagne et laFrance , un article d’après lequel S. RI. britannique s’enga-gerait à employer sa médiation pour obtenir l’accession deS. RI. l’empereur de toutes les Russies à ce traité.
Le soussigné n’ignore pas que c’est aux plénipotentiaires
français qu’il doit faire la communication officielle des con-ditions. En attendant, et pour la satisfaction de S,Exc- j eministre des relations extérieures, il n’a aucune difficulté (telui dire, qu'elles seront en substance les mêmes qui ont déjàété communiquées à S. Exc. par S. Exc. le baron de Bud-berg.
Le soussigné attendra, avec une viye impatience, la réponseque S. Exc. le ministre des relations extérieures voudra bienlui faire par écrit à cette communication. Il lui est d’autant[dus essentiel de l’obtenir sous cette fQrine, que sa cour è
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