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2 (1813) Pièces sous le gouvernement impérial, commençant le 15 mai, 1804 jusqu'à la fin de l'année 1806 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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année, ses places fortes, sa capitale et ses provinces tombéesau pouvoir de V. M. et maintenant elle implore la paix.

Datâtes coalitions précédentes, chaqueennemi de la France ,dès quil était vaincu, demandait aussi et obtenait la paix.On espérait que des paix particulières et successives condui-raient à une paix générale, honorable et sûre. Trois fois cetteespérance a été déçue; trois fois lexpérience a prouvé quensuivant le même système de modération et de générosité, laFrance serait constamment trompée. Chaque coalition dé-truite a enfanté une nouvelle coalition, et la France a étémenacée dune guerre éternelle.

Lempire français est parvenu à un degré de puissance etde grandeur que V. M. nambitionnait pas. Attaquée detoutes parts avee une fureur sans exemple, et placée dans l'al-ternative de périr ou de vaincre, la France n'a combattu quepour son saint, et victorieuse, elle ne se-t servie de la victoireque pour faire éclater sa modération. Elle na point détruitceux qui la voulaient détruire: elle avait fait d'immenses con-quêtes, elle nen a gardé quun petit nombre; elle en auraitencore moins gardé, si h s aveugles passions qui rugissaientautour delle, ne leussent pas mise dans la nécessité de sagran-dir pour se préserver. Aujourdhui qnelle ist attaquée pourla qnatr.ème fois avec le même esprit de haine et dans lesmêmes vues de destruction, V. M. na dautre but que de re-couvrer ce qui est indispensable à la prospérité de son peuple.Mais cest un but quelle ne saurait atteindre quen profitantde toute la grandeur de ses avantages, et en réservant ses con-quêtes comme objets de compensation dans les arrangementde la paix générale.

Deux puissances ennemies du repos de lEurope se sontunies pour y perpétuer la discorde et la guerre. Les objetsde leur ambition sont différons, mais une même haine lesanime contre la France , pâree quelles savent que la France ne peut cesser de sopposer à laccomplissement de leurs perni-cieux desseins. Occupées sans cesse à lui chercher, à loisusciter des ennemis, elles emploient à cet effet tous les genresdartifices et dintrigues, les menaces, les caresses, la corrup-tion, la calomnie; et, quand elles aspirent à tout envahir, àtout opprimer, à tout asservir, cest la France quelles ac-cusent dy prétendre.

LAngleterre tend à naviguer exclusivement sur les mers.Elle sarroge le monopole de tous les commerces et de toutesles industries ; et toutes les fois que lirrésistible force desévénemens a obligé la Fiance d'intervenir dans les affaires de?petits états ses voisins, et dy intervenir pour leur repos,lAngleterre a donné le signal des accusations et des plaintes.La première, elle a sonné lalarme; et parce que quelquesvilles ou quelques pays soumis depuis des siècles à linfluencede la France, y étaient encore soumis, die a présenté la France