4S7
pant la domination des mers et le monopole du commerce dumonde.
D'un côté l’empire français uni à ses alliés déploie tout ceque le génie de puissance, tout ce que la nation a d’énergie,tout ce que les armées ont de bravoure, tout ce que le peuplea de dévouement.
Le ministère anglais épuise d’un autre côté, tout ce que l’in-trigue a d’activité, tout ce que la mauvaise foi a d’astuce, toutce que la corruption a d’odieux, tout ce que l’inhumanité àde cruel.
C’est à l’aide de ces moyens que l’Angleterre retarde encorecette union générale du continent, cette ligne universelle del'Europe qui menace sa tyrannie maritime et qui doit la dé-truire.
Déjà les cotés de France , de Russie , d’Italie , d’Allemagne ,de Turquie , sont interdites à la Grand-Bretagne.
Mais elle a obtenu le honteux succès d’amener l’Espagne à la guerre civile par l’auarchie, et son unique objet dans cenouvel attentat est d’ouvrir à ses marchandises un succès surle continent.
Il faut le lui fermer; il faut que les armes achèvent d’exé-cuter dans les Espagnes l’arrêt d’exil prononcé par le conti-nent contre les Anglais .
Sans doute, messieurs, et vous venez d’en avoir l’assurancepar le rapport du ministre de la guerre, nos armées dans leurétat actuel pourraient fournir toutes les forces nécessaires àl'accomplissinent de cette résolution, sans compromettre lasûreté et la gloire de l’empire.
Toutefois il est des régies que la sagesse ne permet pas devioler; et en assurant la prompte pacification des Espagnespar l’action d’une force puissante, il ne faut pas laisser crain-dre 1 affaiblissement de nos armées en Allemagne quand unepuissance voisine s’est occupée de fortifier les siennes.
11 faut donc en même temps pourvoir à une augmentationactuelle et à une augmentation à venir de nos armées.
Afin de reinpiir les besoins du moment, la justice et la sa-gesse se réunissent pour conseiller uu appel sur les conscrip-tions précédentes.
S. M. n’a pas jugé convenable de remonter au-delà desquatres dernières années.
Elle a pensé qu’on pouvait appeler vingt mille hommes surchaque classe, ou quatre-vingt mille sur les quatre classesdont le nombre total était de 1,508,827, et sur lesquelles on11 a ' ev é que 320,270 hommes.
Les conscrits mariés avant l’appel resteront dans leursoyew,etune disposition positive rendra à une liberté abso-ue toutes les classes de conscrits des années antérieures jus-1 ae b et y compris l’an 14.