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3 (1813) Pièces des années 1807, 1808, et 1809 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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tète de mon année, et avec laide de Dieu , couronner dansMadrid !e roi dEspagne , et planter mes aigles sur les forts deLisbonne .

Je ne puis que me louer des sentimens des princes de laconfédération du Rhin.

La Suisse sent tous les jours davantage les bienfaits delacte de médiation.

Les peuples dItalie ne me donnent que des sujets de con-tentement.

** Lempereur de Russie et moi, nous nous sommes vus àErfurt . Notre première pensée a été une pensée de paix.Nous avons même résolu de faire quelques sacrifices, pourfaire jouir, plutôt sil te peut, les cent millions dhommes quenous représentons, de tous les bienfaits du commerce mari-time. Nous sommes daccord et invariablement unis pour lapaix comme pour la guerre.

MM. içs députés des départemens au corps-législatif,jai ordonné à mes ministres des finances et du trésor publicde mettre sous vos yeux les comptes des recettes et des dé-penses de cette année. Vous y verrez avec satisfaction que jenai besoin de hausser le tarif daucune imposition. Mespeuples néprouveront aucune nouvelle charge.

Les orateurs de mon conseil détat vous présenterontdifférais projets de ioix, et entrautres tous ceux relatifs aucode criminel.

Je compte constamment sur toute votre assistance.

Paris , le 2 Novembre.

CORPS-LÉGISLATIF.

Son Exc. M. Cretet, ministre de lintérieur après avoirdonné lecture du décret par lequel S. M. le charge, ainsi queMM. de Segur et Corvetto, de faire au corps-législatif lex-posé de la situation de lempire, sexprime en ces termes.

Messieurs, vous avez terminé votre précédente session enlaissant lempire heureux, et son chef comblé de gloire; uneannée sest écoulée, et une multitude de circonstances nou-velles ont ajouté à la fortune de notre patrie et accru ses espé-rances en lavenir.

Tout ce dont jai à vous entretenir est connu de vous.Messieurs : je nai pas à vous instruire, mais à retracer avotre mémoire les principaux événemens qui ont rempli lin-tervalle entre vos deux sessions, et à rappeler à vos cœurs toutce que la France doit de plus à la sagesse et à la valeur de sonuverain. . .

Je vous parlerai du premier des besoins des nations, 8justice, de linstruction publique, des sciences et des arts, desbranches nombreuses de ladministration intérieure, des cultes,