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3 (1813) Pièces des années 1807, 1808, et 1809 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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daignera pas de poser la solennité de la distribution des prisdécennaux.

Cest dans le mois de Novembre de lannée qui va suivre, 1 *jour même de lanniversaire du 18 Brumaire, que la France sera témoin de cette fête pompeuse, dont le retour rappelera,au siècle présent et aux siècles à venir, une époque mémo-rable et les bienfaits innombrables dun règne immortel.

Quoi de plus propre à enflammer, le. génie ! quel enthou-siasme doit exciter, parmi les concurrents de toutes les classes,lannonce dune cérémonie plus brillante encore que les jeuxcélèbres de lantique Grèce .

Et combien lémulation ne doit-ellepus enfanter de prodigesparmi nous, lorsque tant de moyens soffrent à elle pour par-courir la noble carrière des sciences et des arts ?

Le Musée Napoléon sest enrichi dun grand nombre dob-jets venus de lAllemagne , les monurnens de la villa Borghèsemanquaient à cette immense réunion des chefs-dœuvres delantiquité ; une main libérale en a fait lacquisition ; iis serassemblent, et vont être offerts à ladmiration publique.

Le Muséum dFlistoire Naturelle présentera bientôt, dansde nouvelles galeries que lon construit en ce moment, les pré-cieuses collections récemment rapportées par de savans voya-geurs.

La commission dEgypte continue ses travaux; rien na éténégligé pour que, sous ie rapport des arts et des sciences, lerésultat dime expédition aussi remarquable, soit présentéavec les développemens les plus complets. Un volume de cetouvrage doit incessamment paraître. Dantres entreprises sa-vantes ont été encouragées : et dans toute la France , les bi-bliothèques publiques ont été multipliées ou augmentées.

INSTRUCTION PUBLIQUE.

Si la morale privée pouvait suffire à lhomme dans létat desociété, les préceptes de sa religion, les lumières de la rai-son lexemple, ses intérêts bien entendus et le bienfait de sacréation qui la formé bon, rendraient peut-être superfluesles institutions publiques chargées de la placer ou de la main-tenir dans les voies de la vertu.

Mais réunis en société, les hommes sont tenus à tant de de-voirs, assaillis de tant de passions, enveloppés de tant der-reurs, ils sont'appelés à faire un emploi si varié de leur m*telligence, que dans une situation aussi compliquée leurs fa-cultés naturelles ne leur suffisent plus. Linstruction et lé-ducation doivent aider leur faiblesse, régler leur direction, etdevenir leurs guides dans le chemin de la vérité.

La vérité est une pure essence ; mais sa recherche est dira-cile. Les moyens de la trouver doivent aussi, pour être em-caces, tirer leurs forces de lunité; cest-à-dire quils doivntêtre réglés par des principes uniformes.