'453
daignera pas de poser la solennité de la distribution des prisdécennaux.
C’est dans le mois de Novembre de l’année qui va suivre, 1 *jour même de l’anniversaire du 18 Brumaire, que la France sera témoin de cette fête pompeuse, dont le retour rappelera,au siècle présent et aux siècles à venir, une époque mémo-rable et les bienfaits innombrables d’un règne immortel.
Quoi de plus propre à enflammer, le. génie ! quel enthou-siasme doit exciter, parmi les concurrents de toutes les classes,l’annonce d’une cérémonie plus brillante encore que les jeuxcélèbres de l’antique Grèce .
Et combien l’émulation ne doit-ellepus enfanter de prodigesparmi nous, lorsque tant de moyens s’offrent à elle pour par-courir la noble carrière des sciences et des arts ?
Le Musée Napoléon s’est enrichi d’un grand nombre d’ob-jets venus de l’Allemagne , les monurnens de la villa Borghèsemanquaient à cette immense réunion des chefs-d’œuvres del’antiquité ; une main libérale en a fait l’acquisition ; iis serassemblent, et vont être offerts à l’admiration publique.
Le Muséum d’Flistoire Naturelle présentera bientôt, dansde nouvelles galeries que l’on construit en ce moment, les pré-cieuses collections récemment rapportées par de savans voya-geurs.
La commission d’Egypte continue ses travaux; rien n’a éténégligé pour que, sous ie rapport des arts et des sciences, lerésultat d’ime expédition aussi remarquable, soit présentéavec les développemens les plus complets. Un volume de cetouvrage doit incessamment paraître. D’antres entreprises sa-vantes ont été encouragées : et dans toute la France , les bi-bliothèques publiques ont été multipliées ou augmentées.
INSTRUCTION PUBLIQUE.
Si la morale privée pouvait suffire à l’homme dans l’état desociété, les préceptes de sa religion, les lumières de la rai-son l’exemple, ses intérêts bien entendus et le bienfait de sacréation qui l’a formé bon, rendraient peut-être superfluesles institutions publiques chargées de la placer ou de la main-tenir dans les voies de la vertu.
Mais réunis en société, les hommes sont tenus à tant de de-voirs, assaillis de tant de passions, enveloppés de tant d’er-reurs, ils sont'appelés à faire un emploi si varié de leur m*telligence, que dans une situation aussi compliquée leurs fa-cultés naturelles ne leur suffisent plus. L’instruction et l’é-ducation doivent aider leur faiblesse, régler leur direction, etdevenir leurs guides dans le chemin de la vérité.
La vérité est une pure essence ; mais sa recherche est dira-cile. Les moyens de la trouver doivent aussi, pour être em-caces, tirer leurs forces de l’unité; c’est-à-dire qu’ils doivntêtre réglés par des principes uniformes.