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3 (1813) Pièces des années 1807, 1808, et 1809 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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remplacer les objets dont nocs manquons; on sait enfin qu'unegrande nation, essentiellement agricole, peut, en possédantabondamment tous les objets utiles, se passer facilement deceux qui n'appartiennent quà certaines commodités de la vielorsque surtout il y va de sa gloire et de son indépendance.

Ces circonstances ont favorisé lun des plus grands fléau*du commerce, la contrebande.

Mais elle a été fortement comprimée. Le Gouvernementprépare de nouveaux moyens contre cette ennemie des financespubliques et de lindustrie nationale ; les bénéfices quelle pro-cure excitent la plus ardente cupidité. Des hommes quon nedoit pas appeler négocians pour ne pas déshonorer le com-merce se livrent encore à des spéculations criminelles; ilscroient ne braver que la honte d'uu délit ordinaire, mais toutle poids de la force publique fondra sur eux, et leur appren-dra que dans des circonstances la nation emploie pour sadéfense, dans une guerre sans exemple, linterdiction de tousrapports commerciaux avec lennemi, la violation de ces dis-positions e-t une déclaration hostile, une véritable allianceavec ce même ennemi: que dès lors tout contrebandier renonceau bénéfice des lois de la cité pour nétie soumisquaux lois dela guerre, et quil redoute l'application terrible et rapide de ceslois qui autorisent linvasion de sa fortune et la punition de sapersonne.

Le gouvernement, pénétré de la situation du commercefrançais , a cherché à adoucir ses maux, à pourvoir à ses be-soins.

Au-dehors, un traité avec le royaume d'Italie ménage à laFrance tous les avantages qui étaient compatibles avec unejustice léciptoque. Dans lintérieur, différentes sommes ontété prêtées à des manufacturiers et à des propriétaires de den-rées que les événemens tenaient ou jetaient dans la gène.

La caisse damortissement sest intéressée dans les arméniensen aventuriers.

Une loi a limité le faut de lintérêt de largent des comp-toirs ciéés à Lyon et à Rouen préludent à an grand systèmede facilité dans la circulation des valeurs commerciales et dunuméraire.

La bourse et le tribunal de commerce de Paris voyent s'éle-ver pour eux un palais imposant dans lemplacement des Filles-St.-Thomas.

Conformément au nouveau code, une organisation des tri-bunaux de commerce de lEmpire se prépare: les préfets, lescours dappel ont été consultés sur le placement définitif deces tribunaux et sur leur nombre, sur celui des juges et dessuppléans. Un projet général est soumis, à la discussion duconseil détat et à la sanction de sa Majesté.

AGRICULTURE.

Les préfets, les cours dappel, et des membres des conseil»