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remplacer les objets dont nocs manquons; on sait enfin qu'unegrande nation, essentiellement agricole, peut, en possédantabondamment tous les objets utiles, se passer facilement deceux qui n'appartiennent qu’à certaines commodités de la vielorsque surtout il y va de sa gloire et de son indépendance.
Ces circonstances ont favorisé l’un des plus grands fléau*du commerce, la contrebande.
Mais elle a été fortement comprimée. Le Gouvernementprépare de nouveaux moyens contre cette ennemie des financespubliques et de l’industrie nationale ; les bénéfices qu’elle pro-cure excitent la plus ardente cupidité. Des hommes qu’on nedoit pas appeler négocians pour ne pas déshonorer le com-merce se livrent encore à des spéculations criminelles; ilscroient ne braver que la honte d'uu délit ordinaire, mais toutle poids de la force publique fondra sur eux, et leur appren-dra que dans des circonstances où la nation emploie pour sadéfense, dans une guerre sans exemple, l’interdiction de tousrapports commerciaux avec l’ennemi, la violation de ces dis-positions e-t une déclaration hostile, une véritable allianceavec ce même ennemi: que dès lors tout contrebandier renonceau bénéfice des lois de la cité pour n’étie soumisqu’aux lois dela guerre, et qu’il redoute l'application terrible et rapide de ceslois qui autorisent l’invasion de sa fortune et la punition de sapersonne.
Le gouvernement, pénétré de la situation du commercefrançais , a cherché à adoucir ses maux, à pourvoir à ses be-soins.
Au-dehors, un traité avec le royaume d'Italie ménage à laFrance tous les avantages qui étaient compatibles avec unejustice léciptoque. Dans l’intérieur, différentes sommes ontété prêtées à des manufacturiers et à des propriétaires de den-rées que les événemens tenaient ou jetaient dans la gène.
La caisse d’amortissement s’est intéressée dans les arméniensen aventuriers.
Une loi a limité le faut de l’intérêt de l’argent des comp-toirs ciéés à Lyon et à Rouen préludent à an grand systèmede facilité dans la circulation des valeurs commerciales et dunuméraire.
La bourse et le tribunal de commerce de Paris voyent s'éle-ver pour eux un palais imposant dans l’emplacement des Filles-St.-Thomas.
Conformément au nouveau code, une organisation des tri-bunaux de commerce de l’Empire se prépare: les préfets, lescours d’appel ont été consultés sur le placement définitif deces tribunaux et sur leur nombre, sur celui des juges et dessuppléans. Un projet général est soumis, à la discussion duconseil d’état et à la sanction de sa Majesté.
AGRICULTURE.
Les préfets, les cours d’appel, et des membres des conseil»