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le songe de Kao-tsong ? Selon le texte du Chou-kíng, le Chang-tiapparut en songe à ce bon Prince, & lui dit: Je vous donne unfìdele Ministre. Cela etant ainjl , comme on ne peut en douter , ditTchou-tsée, ilfaut quily ait un Seigneur du ciel qui ciit dit à Kao-tsongi je vous donne un fìdele Ministre, Tisignifie bien Seigneur ;mais comme il n a pas de figure ^ je crains que cela ne puijfi conve-nir au fiait en quefiion. Cet exemple peint Tchou-tsée, & pour-roit peut-être aider à entendre le vrai sens des livres Françoisqui font écrits dans le goût du sien. Pour ceux de notre Chinefur la matière que nous traitons, nous ne balançons pas à direque nous ne croyons pas qu’on puisse les entendre jusqu a uncertain point au-delà des mers., fans s’êtr-e mis au fait de notreHistoire littéraire, & du ton de chaque siecle. Mais peu importede pouvoir suivre en Savant & en Critique l’Histoire des con-troverses de nos Anciens fur le Chou-king. Plus il a été combattu,plus son triomphe atteste son authenticité. Notre franchise cepen-dant ne nous permet pas de dissimuler qu’on n’a point réponduà plusieurs difficultés. Les Han lin, ou Docteurs du Collège Im-périal, font de si bonne-foi à cet égard, qu ils les ont mises à latête de leur belle édition du Chou-king , fans s’embarrasser d’yrépondre: C’efiauChou-king, ditFang-chi,à fedéfendrelui-même.Si le Lecteur n’a pas afiè^ de pénétration pour sentir qu un livre quiflétrit tous les vices , foudroie toutes lesfe&es , & a fixé les réglés desmœurs , les principes du Gouvernement , & les espérances du Sage ,ne peut être un livre supposé , il ne mérite pas qu on cherche à le luiprouver. Le fiylc seul dans lequel il est écrit , démontre son antiquitéà qui a lu les plus beaux Ouvrages des Savans de toutes les Dy -nafiies.
II est difficile d’articuler clairement quelle est l’idée que notreChine a du Choug-king. Les Empereurs & les Savans Pontappelle la Source de la doclrìne , —la Manifestation des enseigne -