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réciproques de tous ces instrumens, soit entr’eux, soit avec îavoix. Ce n’est pas tout : les Chinois veulent qu’on déterminepar des réglés, prises dans Tordre de la nature, combien ildoit y avoir d’instrumens de chaque espece pour former unconcert parfait, &c.
L’Empereur Yong-lo , de la derniere Dynastie, observe,dans ses réflexions philosophiques, que le king est de tousles instrumens le plus difficile à accorder avec les autres ; cequi doit s’entendre, lans doute , en ce sens, qu’il faut que tousles autres instrumens se mettent à son ton ; mais auffi le king ,selon lui, est admirable pour lier & fondre leurs sons les unsdans les autres, & il contribue supérieurement à la beauté d’unconcert. Voilà pourquoi les Anciens comparoient le sage auking , & disoient, en parlant d’une femme vertueuse : quelquemérite qu ait une femme , elle n’ose pas faire résonner le king,c’est-à-dire, donner le ton; par allusion à celui qui jouoit duking, & donnoit le ton à tous les autres Musiciens pour réglerleurs instrumens.
La plus belle qualité du yu , c’est d’être invariable , & dedonner le même ton dans toutes les faisons ; qualité qu onn’attribue pas même aux autres pierres sonores ; au lieu, ditYong-lo , que le froid & le chaud , la sécheresse & Thumiditéfont changer nécessairement tous les autres instrumens, mêmeceux de métal. A cette occasion il avance la proposition singu-lière : que le même homme 11 a jamais entendu deux fois .unemême musque , & parfaitementsemblable , ni deux hommes hmême symphonie (n). La raison qu’il en donne, c’est que le
ment Forment entr’elles des pro- de singulier pour les Physiciens,portions consonnantes , comme mais elle peut paroître réellementcelles des anciens king , selon la singulière aux Musiciens chinois,conjecture que nous avons propo- accoutumés à entendre parler àfée à la note g, pag. 265. ton fixe & immuable des lu, oC
(n) Cette proposition n’a rien principalement du hoang-tchoung,