SUR DIVERS OBJETS. 297» coupable en ce genre. Mais afìn que ces grands Officiers» ne se négligent point eux-mêmes, nous prions Votre Majesté» de donner ses ordres aux Censeurs, & même à tous les» Mandarins des différens grades, de dénoncer tous ceux,» fans exception, qu’ils sauront être en défaut.
» Le quatrième jour de la seconde lune, de la quarante-» deuxieme année de Kien-long » ( le 12 Mars 1777 ).
L’Empereur agréa cette supplique , & répondit par cesdeux mots y-y , c’est-à-dire, que tout s execute ainji.
Revenus de t Empire de la Chine.
Puisque je suis en train de parler politique, je vais continuerencore quelque tems fur le même ton, en achevant de vousexposer le détail des revenus de l’Empereur de la Chine , quel’Auteur des Recherches croit ne pas aller jusqu’à virigt-deuxmillions de livres sterlin , puisque, selon lui, on peut douterqu’il entre dans le trésor impérial quinze millions de cesmêmes livres en argent réel ( pag. 349 du second Tome ).
Nous venons de voir que des seuls revenus du tribut fur lesterres, ou de la taille , il entroit dans les trésors du Princeneuf millions deux cens quatre-vingt mille onces d’argent,c’est-à-dire , soixante - neuf millions six cens mille livres,monnoie de France ; car une once d’argent, balance chinoise,est evaluée à 7 liv. 10 sols de notre monnoie. Voyons à pré-sent en quoi consistent les autres revenus, &’ quelle est la quan-tité d’argent réel qu’ils produisent. Ces revenus consistent dansles disterens impôts fur les productions du pays , & fur certai-nes marchandises, quand on les transporte d’un lieu à un autre.Voici à quoi chaque province est taxée.
La province de Pe-tche-ly doit donner chaque annee :
Pour l’impôt sur le sel • 437 ? 949 '
Tome VI, ^ P