DE M. A M I O T. ’xj
în les attribuant à mon ineptie, & nullement à mon Médecin,eue je crois très-habile , puisqu’il m’a guéri de toutes lesmaladies que j ai eues pendant un espace de près de quaranteans. II a été très-flatté de la maniéré avantageuse dontvotre habile Médecin Européen parle de la Médecine chinoise.
II faut, m’a-t-il dit, qu il soit très-habile, puisqu il n est pasprésomptueux, & qu il pense qu’on peut trouver chez lesPeuples etrangers, des lainieres qui peuvent I’eclairer encoreíur ion art. Je souhaiterois de tout mon cœur que sesoccupations, les vôtres & les miennes nous permissent unecorrespondance suivie ; je m’y livreroìs avec le plus grandplaisir, persuadé qu’elle tourneroic à l’avantage de sart, &quelle conmbueroit au soulagement de l’humanité souffrante ,dans 1 exercice habituel de notre profession. Nos lumièresmutuelles ne pouvant nous éclairer l’un & l’autre de st loin,je n ajoute rien au peu que je vous ai dit. En le transmettantà votre Correspondant, je vous pne de rassurer de mesrespects & de toute mon estime. Vous me ferez plaisir delui transmettre auíìì une poudre de ma composition, dont ilpourra faire usage pour le soulagement de ceux qui sontsujets à la migraine, ou à d’autres maux de tête quellequ’en soit la cause. On prend de cette poudre, comme onprend une prise de tabac.-On en prend de quart d’heure enquart d’heure, & plus souvent s’il ie faut, juíqu’à la cessationdu mal. Au reste, cette poudre ne sauroit avoir de mauvaiseffet ; & lexpérience de tous ceux à qui j’en ai fait prendre>m’a convaincu quelle etoit très-salutaire. Je ne prencstoispas U liberté de i’offrir à un savant Médecin , st je ne lacroyois pas telle. Les personnes qui ont de la répugnancepour les médecines, ou qui ne veulent pas s'astreindre àun certain régime de vie, pour se délivrer d un mal qui,
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