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Tome premier.
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A TRAVERS LES R LES.

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du monde, une corporation d’élite (|ue nous rencontrerons àchaque pas, dans les rues de Paris , et qui n’est autre que lacélèbre compagnie du barreau parisien? Le savant, le légiste,l’historien, qui doit exhumer dans ce livre les chroniques duPalais-de-Jnstice, étalera devant nous, dans une glorieuseauréole, la robe des anciens avocats, robe illustre qui a protégési souvent le peuple, le droit, la monarchie et la liberté!

Allons, debout! point de trêve, point de repos, marchons

encore.Voici le Paris de la renaissance, voici le Paris de

François 1 er , le Paris chevaleresque, le Paris de l’amour et dela poésie! Dès ce moment, le marbre, le velours, les toilespeintes et la soie remplacent le fer et la pierre du moyen âge;les arts inaugurent la grande ville ; les artistes, français ouétrangers, commencent à se promener dans les rues de Paris ;François 1 er envie la splendeur des Médicis, à Florence , et dupape Léon X, à Rome; on fonde le Collège de France ; on vaconstruire le Palais des Tuileries ; on répare, sur les dessinsde Pierre Lescot , la vieille Forteresse du Louvre, pour y rece-voir un bote qui porte le litre d’empereur et le nom de Charles-(Juint; on institue VImprimerie Royale que l’on conlie à ladirection de Robert Estienne; Jules Romain, Léonard de Vinci ,le Primatiee, André del Sarto daignent visiter la cour de France,etla sombre majesté de la physionomieparisienne reflète quelquechose des magnificences de Chambord, de Fontainebleau et deSaint-Germain.

J’y songe : vraiment! voici un beau spectacle, et bien digned’un grand prince: ce brillant gentilhomme que vous voyezentrer dans la rue Saint-Jean-de-Beauvais, c’est François P',ni plus ni moins, qui s’en va faire l’éloge de l’imprimerie, etrécompenser d’illustres imprimeurs, dans la modeste maisondes Estienne !

A la fin du règne de Louis XIII, nous entrerons dans Paris ,si vous voulez bien le permettre, par la rue des Frondeurs,le jour où s’élève précisément la première barricade de laFronde ; nous passerons dans la rue de Richelieu, toute pleinede la grandeur d’un roi de France qui n’était pourtant qu’un