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Tome premier.
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1*LACE 1)E L HOTEL-DE-VILLE.

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voir les traits de son visage ; il tenait à la main droite un clairon, etsonna une fanfare qui attira autour de lui toute la population.

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Lorsque le silence fut établi, il annonça que des voleurs venaient d’en-lever les diamants de la couronne, et que dix marcs d’or étaient promisà ceux qui aideraient à découvrir les auteurs de ce vol... Puis, profitantde la surprise que causait cette proclamation, il ajouta, avec une voixqu’il sut rendre étrangement éclatante et formidable: «Et demain, habi-tants de Paris , l’impôt sera perçu ! »

Après avoir prononce ces paroles, il perça la foule et partit au grandgalop de son cheval, avant que les archers aient pu seulement faire unedémonstration contre lui.

Ces mots soulevèrent la multitude; elle s’émut comme un seul homme,et avec des cris horribles, elle s’élança vers les quais, et au-dessus de cetimmense tumulte on entendait ces mots : « A l’IIôtel-de-Ville ! »

En un moment le flux populaire remplit toute la place de l’Hôtel-de-Villc ; il y arriva par le côté qui fait face à l’édifice. On se précipita versles portes, elles furent brisées et enfoncées; on s'arma des maillets deplomb que Charles V avait fait fabriquer, et qu’il avait déposés là commedans un arsenal; puis, avec d’épouvantables clameurs, on se retira danstoutes les directions, rompant et mettant à sac tout ce qu’un caractère