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Tome premier.
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loin - , en Itàlil un nouveau à la place où s'abritait sa dernière couvée.

Nous parlerons toul -à-l’heure des hirondelles de la rue l’ierre-Lescol ;disons quelques mois auparavant de la rue elle-même. Le lecteur verrabien que nous avions raison de soutenir qu’il y a des localités pré-destinées.

Nous sommes en plein moyen-âge, en 1207; c’est le plus haut que nouspuissions remonter pour trouver trace de notre rue ; mais était-ce bien unerue que celte réunion de maisons basses, recouvertes en chaume pour laplupart, et situées sur l'emplacement dont nous nous occupons ? S’il fauten croire les chroniques, rien n’était plus rue que la rue.lean-Saint-Denis,nom qu'elle devait sans doute à quelque membre de la famille Saint-Denis, qui comptait des chanoines dans l’abbaye de Saint-Honoré. Saint-Denis , nom illustre, maintenant porté par des cabotins de province!Mais ne sortons pas de notre rue.

La rue.lean-Saint-Denis n’avait point à cette époque l'honneur d'appar-tenir à la capitale, elle faisait probablement reniement principal dequelque village placé sous la protection de l’abbaye de Saint-Honoré, oubien elle composait à elle seule un de ces hameaux groupés sur les ver-doyants monticules qui bordaient les rives de la Seine. Il me semble voirnotre rue dans toute la laideur pittoresque de sa physionomie gothique.Des chaumières lézardées, du fumier en guise de pavé, de la mousse surles toits, la lanterne de la vierge du coin pour tout éclairage. Des jardinsderrière les maisons; derrière les jardins, la rivière. J’imagine que déjà,à cette époque, il devait y avoir des cabarets dans la rue Jean-Saint-Denis,cabarets renommés où les étudiants, les bohèmes, venaient ripailler elpaillarder, suivant l’expression consacrée. Quoique la tradition soit à peuprès muette à cet égard, on peut affirmer que le moyen-âge a pris sesébats dans cette rue; c’est lui évidemment qui a montré la route à larenaissance, au dix-septième siècle, à son tils dénaturé, ou à soncoquin de neveu, le dix-huitième siècle, à la république, à l’empire, à larestauration, et enfin à la révolution de juillet.

Sautons quelques siècles à pieds joints. Il n’y a pas longtemps que lemoyen-âge a rendu le dernier soupir. Le hameau, perdu sur les rives dela Seine, est devenu une rue de I*aris. La capitale l’a confisqué à sonprofit. Les chaumières disparaissent pour faire place à des maisons; lestavernes où les disciples d’Abeilard venaient oublier les combinaisonsardues du sic et non, sont devenues des cabarets où vont s’enivrer les poètes.Que de fois Villon a dû laisser sa dernière rime et son dernier sou sur latable de ces salles enfumées! Si l'affreuse hôtellerie de Macette â existéautre part que dans l'imagination de Régnier, croyez bien que c’est dansla rue en question qu'il faut la chercher; je suis sûr qu’elle s’ouvraitjuste a l'endroit où s’élève maintenant Y liôtcl de Calais ou Y hôtel de