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Tome premier.
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Il F K 1*1 K II II K - LF.SCOT.

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en flagrant délit. L'aristocratie et la démocratie contractaient ainsi unealliance dérobée, en attendant le jour de la grande fusion révolutionnaire.

I ii peu de lumière et de gaîté pénétra alors dans cet enfer ténébreux:les chambres nues et froides de ses maisons virent quelques gracieuxvisages ; il y eut moins de taudis et plus de mansardes ; la reine hideuse decet empire, la misère dégradée, disparut pour faire place à la pauvretériante qui espère, et si le passant attardé entendait encore au rez-de-chaussée des chants qui troublaient le silence de la nuit, il voyait brilleraux étages les plus élevés des lampes qui n’étaient pas celles de la dé-bauché. La rue du Panier-Fleuri devait, toutes convenances de siècle etde civilisation gardées, offrir à peu près le même spectacle que présen-tent de nos jours certaines parties du quartier N'otre-Pame-de-Lorette, larue La Ferrière, par exemple, llélas! ce temps heureux fut de courtedurée; peu à peu les anciennes habitudes reprirent le dessus, la nichéede hibous, chassée un instant par la clarté, reprit possession de son do-micile, des femmes en oripeaux se promenèrent à l’angle de la rue Saint-llonoré; on retrouva des cadavres au milieu des landes architecturales,sur lesquelles le Louvre continuait à ne pas se finir, et le lieutenant depolice fut obligé d’inscrire sur son livre noir le nom ydillique du Panier-Fleuri.

Les gardes-françaises furent les instruments principaux de celte déca-dence rapide. Je ne voudrais rien dire qui pût nuire à l’estime dont jouitce corps, mais je ne puis m’empêcher de le faire remarquer, malgré l'en-gouement que l’on a depuis quelque temps pour eux, les soldats desgardes-françaises étaient bien les plus mauvais sujets de l’armée. Legarde-française est charmant avec son habit blanc à revers bleu de ciel,lorsqn’ayant à son bras une jeune beauté qui baisse, les yeux, il frise ga-lamment sa moustache en montrant à sa compagne les blonds épis de lamoisson nouvelle, asile discret qui doit abriter leurs amours. 11 y a lamatière à de ravissantes aquarelles; en dehors du dessin, le garde-fran-çaise est ce qu’on peut appeler un garnement fort peu sentimental de sanature, nullement scrupuleux dans les affaires de cœur, et raccoleur plusque les nécessités du service ne le permettent. Faire le raccolage sur lePont-Neuf, sur le quai de la Ferraille au profit du roi de France , ne luisuffisait pas; plus d’un enrôlait des défenseurs à la patrie et des amants àses maîtresses. Quelles maîtresses! bon Pieu, que les beautés de la ruedu Panier-Fleuri! C’était là cependant qu’ils choisissaient leurs oda-lisques. Plus d’un riche financier, plus d’un abbé trop galant, plus d’unbourgeois en maraude, payèrent cher leurs excursions sur les terres deces braves guerriers. Que de fois entrouvrant tout-à-coup une armoirecachée ou une porte secrète, on vit des soldats français feignant les trans-ports de la plus vive jalousie, interrompre un entretien commencé, et