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Tome premier.
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OLE l)K LA II AUDE.

I.o voilo jeté sur les premières années de La Harpe, et que nul de sesbiographes n’a pris à tâche de percer, a donné naissance à une foule deversions, entre lesquelles vient se placer naturellement le conte d'un en-fant au maillot trouvé devant le collège d'Harcourt. On veut qu’on ait ap-pelé La Harpe du nom même de la rue. Cependant La Harpe , dans unnuméro du Mercure de 1790, donne lui-même des détails sur sa famille,en repoussantles attaques de l’abbé Hoyon. 11 assure descendre d’une noblefamille du pays de Vaud , et affirme que son père était capitaine d’artille-rie au service de France . Orphelin avant l’âge de neuf ans, il aurait été« nourri six mois par les sœurs de charité de la paroisse Saint-André-des-Arcs, » et, de son propre aveu,présenté ensuite à M. Asselin, provi-seur du collège d’Harcourt qui lui fit avoir une bourse.

Voilà, ce nous semble, de quoi désarmer la calomnie, d'autant quel'article du Mercure est écrit à la fois d'un style ferme et modeste; maisbeaucoup de gens étaient ravis de reprocher en son temps à M. de LaHarpe d'être un bâtard : Bâtard de Voltaire, comme tous les autresphilosophes, je ne dis pas! Roger hf, Beauvoir.