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troisième acte du grand drame allait tinir; l'hôtel Laflille se chargea decomposer le dénouement.
L’assemblée était à l’œuvre, et déjà d’importantes mesures avaientété prises, lorsque tout-à-coup un bruit de mousqueterie retentit dans larue d’Artois, devant la porte de l’hôtel. « Qu’est-ce que cela? un revire-ment de fortune! La garde royale a repris l’avantage et vient attaquer lapensée révolutionnaire!...» Non... Un régiment de ligne qui occupaitle boulevart des Italiens s’était rallié au peuple et venait de faire acte dosoumission en déchargeant ses armes en l’air.
La rue d’Artois, qui, dans la première révolution, n’avait produitqu’un journal champêtre, et n’avait servi d’asile qu’à de frivoles confé-rences entre Mirabeau, Talleyrand et Cérutti, était appelée, cette fois, àun plus grand honneur. La Providence en avait fait un vaste théâtre oùdevaient se régler les destinées du pays. Le peuple, l’armée, la magis-trature, le parlement, passèrent par-là, et M. de Talleyrand se rendit
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avec les autres au quartier-général. Dès qu’on vit paraître Talleyrand àl’hôtel Laffitte, on put dire avec certitude que la cause de la légitimitéétait perdue sans retour. Le rusé diplomate ne risqua jamais de son piedboiteux une fausse démarche; sa montre ne retarda et n’avança jamaisdans ces occasions solennelles; c’était un excellent régulateur qui lui in-diquait la minute précise où il pouvait virer de bord sans se compromettre.