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Tome premier.
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Il LE ItE LA PAIX.

ses détails, rempereurcontimia son chemin en suivant la me .Napoléon,dont les nouveaux bâtiments commençaient à sélever, çà et, commepar enchantement. 11 remarqua telle ou telle maison dont la saillie mas-quait le point de vue qui sétend depuis la grille des Tuileries jusquaulioulevart des Capucines, ou qui obstruait la voie publique : il en prit notesur son calepin pour en parler à ses architectes ; puis revenant sur sespas, dans la direction du palais, il dit gaîment, à Duroc :

11 faut que les Parisiens soient bien paresseux dans ce quartier;les boutiques sont encore fermées, et depuis longtemps il fait grand jour.

Au milieu des soins donnés aux travaux de lordre le plus élevé, auxouvrages propres à éblouir les yeux de la France et des étrangers, Na-poléon accordait un intérêt non moins vif à des objets de détail, duneobscure utilité, et dont assurément il ne pensait pas quon dût jamais luifaire un mérite. Les bornes établies dans les rues de Paris pour protégerles piétons contre les voitures avaient, par lextension abusive des devan-tures de boutiques, cessé de remplir leur destination. Napoléon en litla remarque, et écrivit le jour même au préfet de la Seine, le comteFrochot, pour quil veillât à ce que ces bornes fussent remplacées le plustôt possible, et à cette occasion il imagina, le premier, d'assujettir lespropriétaires â poser des trottoirs devant leurs maisons.

11 faut, disait-il, que l'ouvrier puisse se promener, le dimanche,dans les rues de Paris sans craindre, â tout moment, dêtre écrasé parle cabriolet d'un banquier.

Ce fut â la suite de cette promenade qu'il dit encor»* en parlant des nom-breux établissements projetés dans sa bonne ville :

Paris manque dédifices; il finit lui en donner. C'est â tort que lona cherché â borner cette grande cité; sa population peut, sans inconvé-nient, être doublée, et elle le sera un jour. 11 peut se présenter telle outelle circonstance tous les rois de lEurope sy trouveront rassemblés;il leur faut donc un palais et tout ce qui en dépend : il me serait im-possible de les loger en hôtel garni !

Le dernier ordre que Napoléon donna le 14 janvier 1814, quehpiesheures avant son départ pour commencer cette admirable campagne deFrance , fut dassigner de nombreux travaux â la classe indigente; ilsentait plus que jamais le besoin de se populariser, et il craignait tou-jours quen son absence les ouvriers de la capitale, quil aimait tant, nevinssent à manquer de moyens dexistence.

Surtout, dit-il à M. Fontaine, je vous recommande les maçons;employez les maçons ; pour vivre, il faut que ces gens- travaillent.

Trois mois plus tard, dans une de ces journées de réaction populairesi communes dans la vie des peuples, la statue de Napoléon était renverséecomme lavait été, vingt-deux ans auparavant, celle de Louis XIV . l)ar-