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Tome premier.
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I. K l’A LA IS- BOY A L.

Oh appela ccs baraques le camp îles Ta y tares, et ensuite les galeries deHuis, (les constructions improvisées ont duré (|uaraute-trois ans. Nousaurons occasion d'en parler avec plus d'étendue.

la: Il juillet 171)0, l'Assemblée Nationale législative déclara que lapatrie était en danger. Cette déclaration proclamée sur toutes les places|i . s de Paris , le fut sur celle du l'alais-Boyal avec un appareil etune solennité extraordinaires. Elle lut, des le matin, annoncée et précé-der par le bruit du canon, le 12 juillet; les officiers municipaux à che-val, et divisés en deux corps, sortirent, à dix heures, de l'IIôtel-de-Yille,faisant porter au milieu d’eux, par un garde national, une bannière trico-lore sur laquelle était écrit : Citoyens ! lu patrie esl en danger! Devant etderrière eux marchaient plusieurs conscrits, accompagnés de nombreuxdétachements de gardes nationaux. La bannière, 1 signal du danger de lapatrie, était ornée de quatre guidons, sur chacun desquels on lisait unde ces mots : « Liberté, égalité, publicité, responsabilité. » Une musiqueconvenable à la circonstance se faisait entendre devant le corps muni-cipal.

\oiei la formule que le président avait prononcée au nom du Corpslegislatif :

« Des troupes nombreuses s'avancent sur nos frontières : tous ceuxqui ont en horreur la liberté s’arment contre notre constitution.

» Citoyens! la patrie est en danger!

» Que tous ceux qui ont déjà eu le bonheur de prendre les armes pourla liberté se souviennent qu’ils sont Français et libres: que leurs con-citoyens maintiennent dans leurs foyers la sûreté des personnes et despropriétés; que les magistrats du peuple veillent, que tout reste dans lecalme de la force, qu'ils attendent pour agir le signal de la loi, et lapatrie est sauvée. »

Le, l'alais-Hoyal, déjà diminué par les ventes nationales, fut réuni audomaine de l'Etat. 11 expia fatalement le scandale de sa splendeur passée;envahi par les races de Bohémiens qui exploitaient les vices et les dé-sordres d'une population en délire, il fut livré à toutes les exploitations.On y installa une maison de jeu; des fourneaux et des salles de restaura-teur occupèrent les appartements; les deux théâtres subirent, l'un, celuiîle la République , une ruine Totale, l’autre les plus affligeantes dégradations.

Sous le consulat, le Tribunat chassa les vendeurs; cette assembléetenait ses séances dans une salle dont le plan fut conçu par M. Bléro ,et qui lut terminée par il. de Beaumont; elle fut construite avec beaucoupd'habileté; on accorde des éloges à son ordonnance et à l’harmonie detoutes ses parties. Bâtie en 1801, la salle du Tribunat a été démolie en1827, pour la continuation des grands appartements, après avoir servipendant treize ans de chapelle au palais. En 1807, le, sénalus-consulte