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Tome premier.
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LE PA LAIS-RO Y AL.

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En 1821), l'aclièvemeiit des péristyles et de la grande galerie d'Orléansmit la dernière main aux constructions récentes; il était impossible dene pas louer l'ordre de cette riche etcorrecte architecture.

En 1830, au mois de juin, le duc d’Orléans donna au roi de Naples,son beau-frérc, une fête à laquelle le roi Charles X daigna se rendre ; lePalais Royal, fier de cet honneur insigne, fil des frais considérables pourse montrer reconnaissant de cette auguste faveur. Le peuple était dansle jardin illuminé; il contemplait la fête qui se répandait dans les alléessuspendues au-dessus de la galerie... Tout-à-coup une de ces émotionssans cause et sans but si familières à la multitude se répand dans la foule;on franchit les barrières des parterres, on entasse des chaises au piedde la statue de l’Apollon du Belvédère , et l’on allume un bûcher dont lepiédestal porte encore les traces. La garde arrive : obéissant aux comman-dements des officiers, les soldats refoulent et rabattent, comme ils avaientcoutume de le dire alors sous un roi chasseur, les citoyens ; l’indignation etla colère résistent; les flammes et les cris s’élèvent à la fois, on fait plu-sieurs arrestations. Dans cette échaufl’ourée qui se termina par un procèsen police correctionnelle, et que nous avons de bonnes raisons pour jugersainement, on a vu la préface de la révolution de 1830. Ce n’était pour-tant qu'une convulsion passagère, mais qui témoignait du malaisegénéral.

Cela se passait au moment où le roi Charles X s’écriait : « Voilà, unbon temps pour ma flotte d'Alger! » M. de Salvandy s’était écrié, le mêmesoir : « Nous dansons sur un volcan! »

En 1850, le 28 juillet, ce fut dans le jardin du Palais-Royal que furentlus, à haute voix, par des jeunes gens montés sur des chaises, les journauxqui parurent malgré les ordonnances. C’est de là qu’on partit pour serendre auprès des presses qui résistaient aux violences de la saisie.

Pendant les journées de juillet, le Palais-Royal resta muet et désert;les balles suisses sillonnaient de temps en temps les galeries pour lestenir libres; le troisième jour, de la’colonnade et du balcon du Théâtre-Français, et sur la place du Palais - Royal, le combat fut des plusacharnés.

Chodruc-Duclos seul se promenait sous les péristyles, il était là commeMarius sur les ruines de Carthage; si quelqu’imprudent se hasardaitdans ce lieu périlleux, il l’avertissait charitablement de se retirer.

Lorsque la royauté populaire s’établit au Palais-Royal , ce fut un tempsde liesse et de tumulte ; la cour et toutes les avenues du Palais, sanscesse assiégées par la foule qui appelait le roi et par les députations,étaient trop à l’étroit dans cette enceinte, la royauté étouffait dans cettehabitation ducale; elle alla aux Tuileries .

D'ailleurs, il n’est peut-être pas bon que les grands de la terre soienl