HUE NEUVE-DES - PETITS-CHAMPS.
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mime; elle dansait à merveille, montait bien à cheval, et ne Taisait rienqu’avec grâce : Madame Deslmnlières était la dixiéme muse de son temps.De cette femme aimable tjui lut liée avec les deux Corneille, avec Fié-eliier et Mascaron , Quinault , Benserade , Bussy Halmtin, les maréchauxde Vivonne et Yauban, de ce bas-bleu sans prétention, parce ipi’il étaitplein d’esprit, il ne reste, au-dessus de l'oubli, «pie la fameuse idylle:«Dans les prés fleuris , etc; c’était le chant du cygne. Elle mourut en1093 : sa cendre a reposé prés du grand Corneille.
lin dernier éclat historique s’attache de nos jours à la hutte des Mou-lins : elle fut le principal c' ’e bataille du lô vendémiaire, lorsquela Convention gagna sa dernière victoire contre les royalistes, avec lecanon de Bonaparte. Ce qui s’ensuivit, est parfaitement raconté par La Fontaine , dans la fable du cheval qui voulut sc venger du cerf. — C'estencore de l’histoire d’hier.
Mon pèlerinage est achevé dans le cercle ’ ■ lui traçait ce livre.
Vous trouverez ailleurs les ’ s que j’entrevois d’ici, les Tuileries et leBalais-Boval, le trophée de l’empire, et cette belle salle Ventadour, Italie en 1781, pour traverser tant de vicissitudes; tour-à-lour théâtre d'Opéracomique, jusqu'en 1797 ; refuge de l'Odéon ; incendiée en 1799, plus tardthéâtre nautique, salle de concerts, puis scène d’une lîenaissance avortée,et maintenant piédestal de.la Grisi . Vous visiterez aussi au bout de la ruedes Moulins, dans la rue Neuve-des-Betits-Champs, cette splendide ga-lerie érigée sur les terrains du noble hôtel de Choiseul et qui vous attireaux magnificences du boulevart Italien et de la nouvelle Athènes .
L’on voit aujourd’hui, â peu près sur l'emplacement de l'hôtel deChoiseul, dans la rue qui porte ce nom, une maison splendide qui sertde bazar au caprice, â l’opulence et â la mode : toutes les jolies femmes,toutes les femmes distinguées, toutes les aristocrates de l'élégance et dela beauté s'habillent dans la Maison-Delile, précisément en un lieu oùles grandes dames du xvnr siècle allaient parfois se déshabiller.
La mort est comme le temps : elle ne détruit pas, elle transfigure.Quelques siècles encore, et le voyageur des pays civilisés chercherapeut-être curieusement, sur la grève déserte où fut Caris, en quels lieuxs'élevaient jadis nos basiliques et nos palais.
Hélas! de quelque côté que l'homme étende sa main, quelque part queson pied s’arrête, i| louche toujours une poussière «pii a vécu, pensé,souffert, et prié comme lui.
C. Chiustian.