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Tome premier.
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soirc, 11 m i entourait la statue de son aïeul, en 17115, étalail encore sesplanches liranlaiiles el vermoulues, éltt(|lient témoignage du ileereseeiiilnde l'enthousiasme. Elle lit place à une superbe balustrade en marbreblanc, (pii circulait autour d’un pavé de même matière. Trois ans après,en 1787, on enfonçait dans la Seine les premiers pieux des pilotis quidevaient supporter le pont I.ouis XVI. I.e digne roi avait à cœur de nepas laisser se renouveler les scènes de la rue [loyale, et pendant qu'ilouvrait à la place un nouveau débouché du cote de la rivière, on avait misà l’étude dans les bureaux le plan d'une rue qui devait aller du Carrouselà la place Louis XV, en côtoyant les Tuileries dans toute leur longueur.Peut-être eût-il fait plus encore? Mais le moment était venu où il allaitbien être question pour la place d'une pierre ou d'une sortie de plus!La belle balustrade allait voir tomber son monument, huit ans seulementaprès avoir été mis en place; et devine/, avec quoi on devait achever lespiles du pont Louis XVI ? avec les pierres de la Bastille.

On ferait presque une histoire de la révolution avec la mise en scènede la place Louis XV, à partir de 80. Les combattants de la Bastille, quiviennent emprunter au Carde-Meuble ses armes précieuses, et qui en-traînent à bras dérision de la fortune!) deux pauvres petits canons da-masquinés en argent, présent du roi de Siam à Louis XIV ; Tberoigne deMéricourt, 'et .Y Iwmmc à la longue- barbe emmenant le faubourg Saint-Antoine àVersailles, et ramenant la royauté entre deux tètes de gardes-du-eorps qui grimacent au bout d'une pique; les légions innombrables detravailleurs qui courent improviser le Champ-de-Mars, comme un parterrede j ” ; les hommes du 10 août, Marseillais, fédérés et clubistes, tousy liassent,laissant derrière eux comme une traînée de sanget déguenillés.A deux pas de là sont les feuillants et les jacobins de la rue Saint-Honoré, et la patrie n'est pas deux heures en danger, sans que la terriblesection des piques (place Vendôme , n’y vomisse ses bandes incorrup-tibles de sans-culottes. Aussi la place eut-elle son brevet de civisme. l T ndécret de la lin de 170*2, vint déclarer qu'elle avait bien mérité de la répu-blique, et lui donner en échange de son nom il eri-deranl, le nom patriotéde place de la Révolution . En même temps, comme pour la consoler delàperte de la statue du tyran, on éleva sur le piédestal même, après enavoir balayé les vertus, une grande construction en maçonnerie, revêtuede plâtre coloré, et signée : Lemol, figurant une Liberté assise, le bonnetphrygien sur la tète et s’appuyant sur une lins te antique.

A quoi servirait de reculer devant le grand titre qui légitimait avanttout le nom nouveau de la place de la Révolution ? X’avez-vous pas nommédéjà le compère de ce second baptême, maître Samson, la cheville ouvrièrede tout le système révolutionnaire. On l'a décrété en permanence surnotre place; c'est là qu'il vient s’établir chaque matin, avec ses aides et