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RUE RAMBUTEAU
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Au point de vucdcl’liistoirc, cetteI rue n’existe pas ; elle est née d’hier ;Ielle date de demain.
Exécutée aussitôt que conçue,Ielle s’est élevée comme par enchan-] teincnt ; poussant ses maisons l’uneaprès l’autre, comme des pions surlun damier, elle s’est avancée duI levant au couchant, à travers Paris ,[renversant tout ce «pii lui faisaitobstacle, ruelles et rues, palais et[bouges, rognant par-ci, coupant par-la, maniant la truelle et le marteau,
] édifiant et démolissant tout à la fois,r si bien qu’un beau matin les fri-| piers de la rue Saint-Avoic, les cha-peliers qui avaient fait élection dei domicile à la rue des Ménétriers, lesrogomistes de la rue Quincampoix,j les bonnetiers delà rue Saint-Denis,et toute l’honorable corporation des! dames de la balle, virent avec effroi,(au bruit des gravois qui tombent,|g; des marteaux qui frappent et des'jscies qui grincent, s’avancer gravc-) ment, résol liment, impitoyablement,'cette rue nouvelle et inattendue.Ce fut un coup de foudre,' une dé-lation générale, une clameur for-midable — La rue lîambuteau qui