BUE DE LA VI CT OUÏE.
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miraculeuses, en s’adressant tour-à-tour au désœuvrement, à la terreur,à la curiosité, aux préjugés et à la mode; il imagina les farandoles au-tour du baquet magnétique, en songeant à l'avenir d'une science nouvelle,elayée-par les principes et fondée sur la philosophie.
Les dernières paroles de Mesmer ne ressemblent point au langagesuprême d’un charlatan ; en 1815, prés de mourir dans le canton deTorgau,il voulut recommander une fois encore à ses disciples, à ses clients, lesdestinées futures du mesmérisme : «Amis, s’écria-t-il d'une voix inspirée,les amours créentaprès Dieu sans deviner le mystère de la vie ! Il faut croireou magnétisme sans avoir su l'approfondir, comme l’on croit à la créationet à la mort sans avoir su les expliquer !»
En 1706, la rue Cbantereine eut le talent de s'attirer les bonnes grâcesde la révolution française ; le Directoire se laissa prendre à la coquetteriede son langage, de sa parure et de ses belles manières : Barras eut la bontéde faire quelque chose pour ses menus-plaisirs; il lui donna unejolie salle de spectacle, dessinée par Damème, et qui prit le nom deThéâtre-Olympique ; le nouveau théâtre valut à la rue Cbantereine les vi-sites, les petits cadeaux d’amitié, les rires et les applaudissements detous les Incroyables, de toutes les Merveilleuses de celte époque galanteipie l'on a surnommée la régence de la révolution.
Madame Tallieu, qui demeurait dans la rue Cérutti, assistait à la plu-part des représentations du Théâtre-Olympique ; un soir, elle daigna semontrer dans sa loge, sous le costume un peu négligé de l’illustre Aspasie;le lendemain, madame Bécamier, qui était, aussi une femme à la mode,étala, le plus légèrement qu’il lui fût possible, le costume déshabillé dela célèbre Lais; les spectateurs applaudissaient en même temps Laïs etAspasie, comme il convenait â de spirituels Athéniens de Paris .
Au beau temps des triomphes de la campagne d’Italie, Joséphine sehasardait, aux spectacles du Théâtre-Olympique ; â son aspect, les répu-blicains du parterre se levaient en criant : Vive Bonaparte ! Et tout lemonde dans la salle oubliait le spectacle de la soirée, pour se souvenirde Mnnlenolte, de Millésime, d v Crémone et de Mondovi, drames héroïques,pièces merveilleuses, dont le mari de Joséphine était â la fois le principalauteur elle principal personnage. "
Madame Joséphine Bonaparte était une des hôtesses les plus aimables,les plus spirituelles, les plus distinguées de la rue Cbantereine ; elle yoccupait un charmant hôtel, (pii avait appartenu à Julie Carreau, la pre-mière femme du tragédien Talma : Talma et Napoléon , le grand artistequi devait régner au théâtre et le grand capitaine qui devait gouvernerle monde, s’étaient mariés dans cette, jolie petite maison , l’un en 1701.l'autre en 171)6.
Le 5 décembre I7t)7, Napoléon Bonaparte arriva dans son hôtel de la
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