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Tome second.
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HUE SAINT-ANDRE-DES-A RTS.

Une fête nationale, à laquelle présida véritablement un unanime en-thousiasme, fut celle qui se célébra dix-huit ans plus tard, le 12 novembre1459; ce jour-là, après avoir enduré tous les maux possibles : la guerre,la famine et la peste, Paris ouvrait ses portes à son roi légitime, rame-nant avec lui la paix, l'ordre et l’abondance.

A cette heureuse époque, nous voyons reparaître sur la scène des événe-ments la ru c Saint-André-des-Arts. Tremblante et condamnée au silencesous la main de fer de la tyrannie étrangère, elle va enfin solennellementprotester de son horreur pour la trahison dont le contact l’a souillée. Lastatue élevée parles bouchers à Perrinet-Leclerc , sur la place Saint-Michel, est renversée de sa base et honteusement mutilée : le tronc déca-pité en est traîné jusqu’à la rue Saint-André-des-Arts, et par dérision, on

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en fait une borne, à quelques pas de l’endroit où s’accomplit la trahison.

Hausses Essais historiques, Saint-Foix dit avoir vu cette borne adosséeà la maison qui fait le coin de la rue Saint-André-des-Arts et de la rue dela Vieille-Bouclerie. Que sera devenue cette pierre? Personne sans doute nele sait, et cependant on doit regretter sa disparition. Quoique l’originehistorique de cette borne soit loin d’être authentique, il suffisait, ce noussemble, que les préjugés du peuple fussent arrêtés à cet égard , pourqu’on respectât ce curieux monument : il y a une aussi grande leron dans