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Tome second.
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HUE ET lAUHoUHC

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placé sous l'invocation de Saint-Martin, se rétablit l'un des premiers.11 fut habité partons ceux qui se livraient à une industrie dont l’exerciceau milieu de la ville aurait été préjudiciable à la santé publique. Cettepopulation, déjà nombreuse à cette époque, occupait l’espace comprisentre la rivière et les premières maisons delà rue Saint-Martin; elle s’é-tendait le long de la rivière, entre la Crève et la rue Saint-Denis. Lesdeux rues Planche-Mibray et des Arcis en traversaient à peu près lecentre. Sur le bord de l'eau l'on trouvait la grande pince au Veau, et laTuerie; un peu plus haut à gauche la Triperie, la Grande-Boucherie ; ellesétaient derrière le Châtelet. Cuis à droite, en se dirigeant vers la Grève,l’on rencontrait les tanneurs, les pelletiers, les couteliers et tous lesétats qui se rattachaient au commerce de la boucherie. Deux églisess'élevaient au milieu de ce faubourg : à gauche au bout de la rue desArcis, Saint-Jacques , que sa situation fit surnommer de la Boucherie,et à droite au commencement de la rue Saint-Martin, Suint-Méderic.qui fut désigné généralement sous le nom de Saint-Merry ; la rue de laParcheminerie qui est aujourd’hui la rue. des Blancs-Manteaux , n’étaitpas loin : les corroveurs devaient tout naturellement donner la mainaux boucliers.

Cette population qui, antérieurement à l’invasion normande, avaittrouvé place dans la première enceinte de Paris formée en dehors del’île, fut comprise, mais avec une plus grande étendue, dans celle que fitau commencement du xm' siècle, le roi Philippe-Auguste . Ainsi, tandisque la porte de cette première enceinte était située à la hauteur de larue l\euve-Saint-Merry,la porte de l’enceinte dite de Philippe-Auguste setrouvait devant la rue aux Ours ou aux Oues; elle s’appelait Porte.-Saint-Marlin, et le même nom était donné en 1251 et en 1247 à la rue quiconduisait de cette porte à l’église de Saint-Merry . Cet espace doit doncêtre considéré comme la plus ancienne partie de la rue dont j’essaie deretracer l’histoire; c’est pourquoi sur le vieux plan, gravé sons le règneFrançois I ", elle est appelée la Grand'-Bue-Sainl-Martin.

L’antique-chapelle dédiée à saint Martin ne s’était pas relevée immé-diatement, mais en 1060, le roi Henri 1" fonda un prieuré au milieude la campagne, qui suivait ce quartier de la ville, et qui fut célébrésous le nom de Sainl-Martin-des-Chainps. La richesse de ce prieuréattira autour de ses murs une population nombreuse qui établit sa de-meure des deux côtés de la grande voie conduisant vers le nord aumonastère de Saint-Laurent. C’est ainsi que, dans l’intervalle des années1220 à 1565, se forma la seconde partie de la grande rue Saint-Martin,et (pie le prieuré et toutes ses dépendances se trouvèrent tellement jointsà la ville, qu’on s’empressa de les y faire entrer. En 1556, les suitesmalheureuses de la bataille de Poitiers , et la présence des ennemis