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Tome second.
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I

44 !i II K K T KADMOUISC.

de Franc 'ois 1”, explique autrenient l'origine de ce nom. Voici les vers quel'on trouve, à ce sujet dans son poème manuscrit intitulé le Bon Prince:L'empereur vint parla CoutellerieJusqu’au carfour nommé la Vannerie.

Où fol jadis la Planche de Mibray.

Tel nom portoil pour la vague et te brav (fange, botte ),

Celte de .Seule en une creuse tranche,

Entre le pont que l’on passoit à planche;

Et on l’ôtoit pour cslre en seureté.

Le nom de la petite rue des Arcis est loin de s'expliquer aussi aisé-ment que celui de la Planrhe-Mibray. Sauvai nous dit bien que des l'an-née 11.i0, cette rue s’ Arsianibus, mais il ne donne aucune

raison de celte désignation. Les deux rues Planrliv-Mibray et des Arcis,toutes étroites qu'elles nous paraissent aujourd’hui, furent cependantélargies en 1073. Avant cette époque, elles ne formaient que deux petitesvoies qui conduisaient à la grande rue Saint-Martin.

A gauche dans la rue des Arm, en venant par le pont Notre-Dame , l'ontrouve un terrain assez vaste rempli parties constructions modernes, quisont presque, toutes occupées par des revendeuses de linges ou de vieuxmeubles. Ce terrain est terminé par une petite place, sur laquelle s'élèvea main gauche une tour très-haute et d’une architecture semi-gothiquequi date des premières années du xvr siècle. Cette tour est la seulepartie restée debout d'une église longtemps célèbre et qui, sous le nomde Saint-Jacques-la-Bouclierie, servit de paroisse .à tout ce quartier dela ville. L’on ignore la date précise à laquelle remonte la première fon-dation de cette église : il est à croire qu’elle existait déjà depuis long-temps vers l’année 1119, époque où elle est désignée dans une bulledu pape Calixte IL Cette église, construite à diverses reprises depuis lemilieu du xn' siècle jusqu'aux premières années du xv\ était surtoutremarquable par la position qu'elle occupait au milieu de ce quartier po-puleux, habité par des artisans de toute nature. I. histoire en est inti-mement liée à celle de l'ancienne bourgeoisie parisienne, dont elle faitconnaître et les usages et le luxe. Le portail était situé à l'orient au côtéoppose à la rue des Arcis. lin clocher s'élevait au septentrion, à peu prèsen face de la tour qui existe encore. Le chœur de l’église et son chevetétaient plus rapprochés de la rue des Arm, dans laquelle aboutissait unepetite ruelle qui conduisait à la porte occidentale de Saint-Jaccjites appe-lée la porte de la Pierre-au-Lait. Au septentrion, et donnant sur la rue desEcrivains, une autre petite porte avait été remplacée par un portail queNicolas Flamel avait fait bâtir en 1Ô99. On sait que cet habile artisanoccupa longtemps line petite échoppe dans la rue des Écrivains; qu'il sutacquérir par son travail et l'hahilete de sa conduite une. fortune considé-