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des hommes du métier, institua ce tribunal, qui fut composé d'un juge, clde quatre consuls choisis parmi les plus notables commercants.
L'église de Saint-Merry a servi de sépulture à plusieurs hommes remar-quables; parmi eux je citerai Jean Fernel premier médecin de Henri II ;Simon Marion, avocat-général mort en 1005; Arnaud, marquis de Pom-ponne, mort ministre d'état en 1009; le poète Chapelain. Avant qu'ellene fût reconstruite, on y voyait aussi le tombeau de Raoul de Presles , l’undes plus savants hommes du xiv c siècle, l’un de ceux qui ont le plus con-tribué à la formation de notre prose française . Sa traduction de la Cité deDieu et les commentaires qui l’accompagnent, sont un monument impé-rissable et des plus curieux à consulter. Charles Y favorisa les travauxde Raoul de Presles , et, grâce à sa magnificence, cet écrivain put établirà sa convenance, la maison qu’il occupait dans la rue neuve Saint-Merry.
Sous le même roi Charles V , un spectacle singulier fut offert aux fidèlesdans l’intérieur de Saint-Merry : une certaine Guillemette, surnomméede la Rochelle , parce qu’elle y avait demeuré, ayant été reconnue poursainte, fut établie par Gilles Mallet, valet de chambre, bibliothécaire duroi, dans un bel oratoire de bois à Saint-Merry ; elle y restait des joursentiers en contemplation, à ce point, dit Christines de Pisan, qui racontele fait, qu'on l’a aucunes foiz voue soulevée de terre en l’air plus de deuxpieds. Jlisl. de Charles V,ch . 23.1 On voyait encore aux jours de grandesl’êtes dans l’église Saint-Merry , de belles tapisseries représentant la viede Noire-Seigneur, d’après les dessins d’un nommé Henri Lerembert; cestapisseries existent encore. Il n’en est pas de même du tableau suivant,ainsi décrit par Germain Brice en 1725 :
« Dans une chapelle à droite, en entrant, assez proche de la porte, on« trouve une chose unique à Paris : c’est un morceau de mosaïque en« tableau qui représente la sainte Vierge et l’enfant Jésus, accompagnez« de quelques anges sur un fond d'or, ce morceau à cause de sa rareté,« mériterait d’étre conservé avec plus de soin. On lit au bas: Opusmagistri« Davidis jlorentini, Anno mcccci.xxxxvi ; (œuvrede maître David de Flo-« rence, l’an 1490.)
Mais hâtons-nous de franchir l'espace qui sépare l’église de Saint-Merry de l’ancienne Abbaye Saint-Martin, devenue aujourd'hui le Conservatoire des Arts et Métiers . Avant d’arriver à cet établissement, unique dans songenre, l’on rencontre l'église de Saint-Nicolas-des-Champs , qui, de simpiechapelle à l’usage des vassaux et serviteurs de l’Abbaye, s’est élevée peuà peu au rang des paroisses de la capitale. Une bulle du pape Calixte II ,datée de l’an 1119 la désigne parmi ces dernières. Le bâtiment que nousvoyons aujourd’hui, est loin de remonter à une époque aussi ancienne, lavieille église fut entièrement détruite vers 1-120, et en 1480, 1 on travail-laitencoreà celle qui existe. De 1555 à 1575. on y lit plusieursconstruc-