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Tome second.
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H U K LT I A Ü hou iu;

« plaint, le doyen et. quelques chanoines, par son ordre, lurent an parle-« ment, et le président Gaillard commanda de supprimer ces sortes de« mascarades. {Antiquités de la ville de Paris, t. 2, p. 025.)

J’ai remarqué en commençant, qu'une chapelle dédiée à Saint-Martin,et dont l’origine remontait au xv' siècle avait été cause du nom donné àcette partie de la ville ; c’est, dit-on, sur l'emplacement de cette chapelle,qui fut détruite par les Normands, que le roi Henri 1” fonda l’an 1000, lemonastère de Saint-Martin-des-Champs ; il y plaça treize chanoines sousle gouvernement d'un prieur, et leur lit. de grandes libéralités encoreaugmentées par le roi Philippe 1 ", son fils. Ces libéralités consistaientprincipalement en terres environnant le monastère, dont la situation auxportes de la ville augmentait encore la valeur. Quelques annéés aprèsavoir été fondé, c’est-à-dire vers 1079, Saint-Martin passa des mains deschanoines séculiers, entre celles des moines de Cluny, qui s’y établirentconformément aux volontés du roi Philippe I "; l’Abbaye Saint-Martindevint donc un simple prieuré sans voir pour cela diminuer son impor-tance et ses richesses. C’est ainsi que dans la première moitié du xi' siè-cle, quand on commença à construire les murs et les tourelles dont Saint-Martin fut longtemps environné, les bâtiments et les dépendances immé-diates, c’est-à-dire les jardins, les granges, les moulins, le four et tout cequi était nécessaire aux besoins de la communauté, ne comprenaient pasmoins de quatorze arpents. Du côté de la rue Saint-Martin, les murs del’Abbaye commençaient immédiatement après l’église Saint-Nicolas-des-Champs , et se prolongeaient jusqu’à la maison qui porte aujourd’huile numéro 234, ainsi qtt’une des tours encore debout, l’indique suffisam-ment. C’est au gouvernement de Hugues I", de 1150 à 1142, que le né-crologe de l’Abbaye fait, rémonter la construction des murs. Ils étaientfort élevés et d’une grande épaisseur, garni de tourelles de distances endistances, et avançaient en carré long sur le terrain qui forme aujour-d’hui la rue Saint-Martin. La situation de ce monastère au milieu de lacampagne, rendait nécessaires les fortifications qui le mettaient à l’abrid’une surprise. Derrière ces murailles il y avait des bâtiments considé-rables. Dès le xi' siècle, on y voyait un hôpital pour les pauvres et lespèlerins allant à Saint-Martin-de-Tours. I/église, qui existe encore au-jourd’hui, avait son ” éà l’occident, faisant face à la rue Saint-Martin, au fond de cette cour où l’on voit la mairie du sixième arrondisse-ment. Le sanctuaire, le fond de l'édifice, le clocher et le grand portailremontent., suivant l’abbé Lebcuf.au xi'siècle : « Pour ce qui est de la nef“ et du chœur, ajoute le même écrivain, ils sont d’une structure bien pos-« térieure : c’est un grand vaisseau fort large, sans piliers et sans ailes,« mais aussi sans voûte et simplement lambrissé. » 11 paraît avoir étébâti vers le règne de Pbilippe-le-Bel. Le clocher et le grand portail pri-