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rain qu’occupent aujourd’hui la rue et le quartier du Temple. Ils firentbâtir un château flanqué de tours, entouré de cours spacieuses et dejardins superbes ; une muraille crénelée en défendait les approches, etun fossé profond régnait encore autour de la muraille, abordable seu-lement quand les ponts-levis étaient baissés. Ce fut là que ces fiers reli-gieux, (pii ne prétendaient relever que de leur grand-maître, régnèrent ensouverains pendant plus de cent ans, opposant aux rois de France unejuridiction dont ceux-ci étaient obligés de respecter les prérogatives etlesabus. Le Temple était une forteresse si sûre, que Louis IX , avant de partir
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pour la croisade, y fit transporter son trésor; Philippe-le-llardi en usa demême, et, chose singulière, Pliilippe-le-Bel imita ces exemples et logeamême dans l’enceinte du Temple, se confiant ainsi à cet ordre dont, plustard, il devait faire brûler vifs les premiers dignitaires et le grand-maître.
On comprend que les Templiers , fiers de l’hospitalité qu’ils accordaientaux rois, s'occupaient peu d’héberger les pauvres voyageurs. Sous le nomdecommanderies, ils possédaient les plus belles terres de France ; ces terresétaient mieux cultivées que les domaines du roi. Pour augmenter leursrichesses, cl favorisés d’ailleurs par leur communauté d’intérêts avecleurs frères de Sicile et d’Italie , ils faisaient le commerce des blés, et ily eul un moment ou ils en eurent presque le monopole: ils se livrèrent