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justifient, ci: jusqu'à un certain point, l'honneur ipi'ou lui a fait.
Je le méprise comme de l’eau.
Voilà la plus grande injure qui soit jamais sortie de la houclie de Ta-connet. Il mourut à ipiarante-cinq ans, victime de sou mépris pour l'eauTaconnet excellait à rendre la gaîté et surtout l’ivresse du peuple , quiest la bonne, ainsi que le dit Figaro ; il jouait surtout les savetiers avecun talent supérieur, et Préville, cet émule de Garrick, l'a regardé commeson rival. Latleignant n'aimait, pas plus l'eau que le comédien, mais levin du chanoine n’était pas frelaté; il venait des clos les [dus célébrés deFrance , et de ces deux hommes ce fut celui qui buvait le meilleur vin quivécut le plus longtemps.
La scène de ('Ambigu et celle de la Gailé furent longtemps abandon-nées à des auteurs sans talents, manouvriers inhabiles, dont tout lemérite consistait à reproduire sans nuance et sans art un fait dramatiqueVictor Ducange , le premier, donna au mélodrame une valeur littéraireet émut les spectateurs avec des ouvrages que le bon goût ne réprouvaitpas. De nos jours, des auteurs recommandables travaillent, comme on dit,pour la Gaité ainsi que pour l'Ambigu , et un académicien n’a pas craintd’avouer une chute sur le petit théâtre Saint-Antoine. Le mélodrame et levaudeville ne sont pas seuls cultivés dans le quartier du Temple, la litté-rature équestre y a aussi son théâtre. A l'endroit même où sont aujour-d’hui bâties les premières maisons du faubourg s’élevait autrefois uncirque établi par Astley ; Aslley crut devoir quitter Paris [mur Londres ,où il a fait une grande fortune, et les frères Franconi lui succédèrent; ilsétablirent d’abord leur hyppodrome rue du Mont-Tabor, puis ils bâtirentun théâtre au commencement, du faubourg; l’édilice devint la proie desflammes, et il fut rebâti sur le boulevart même. Aux manœuvres desécuyers, aux exercices de voltige, les frères Franconi ajoutèrent bientôtdes drames, dans lesquels les chevaux jouaient toujours un rôle. Leschevaliers, les Arabes , la grande armée, ont passé tour à tour sur cettescène, qui a ainsi reproduit les tournois du moyen-âge, les victoires etles défaites de l’empire. A partir de 1850, Napoléon, Murat, Kléber,Eugène, ont été mille fois offerts à l’avide curiosité du public; mais de-puis le singe de Nicolet , les bêtes savantes ou non l’ont toujours emporteau boulevart du Temple sur les bipèdes. Les frères Franconi en firent sou-vent l'heureuse expérience, sans parler du Régent, de ïAérienne, ni duCheval gastronome, tout le monde se souvient du cerf Coco, de l’éléphantÜjeck et du petit tigre que la déconfiture de M. de Montbel, ministre deGharlcs X, amena dans l’arène du Cirque-Olympique .
Ceux que le spectacle n'attire pas, jouissent sur le boulevart du Templedelà promenade la plus aérée de l'aiis et de farces jouées en plein vent