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Tome second.
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Mil: YIYILNNL.

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Une révolu lion emporta le couvent : la nie Y’i vienne accepta le secoursqui lui venait du caprice des événements et se remit à suivre son petitprojet; le jardin du l’alais-Hoyal et les houlevarts étaient ses deux rêves,Jes colonnes (l'Hercule de son ambition. Comine M. de Talleyrand, qui àaucune époque de sa vie, si étrangement agitée, ne s’était pressé, et quiétait toujours arrive à propos, la rue Yivienne laissa faire le temps etatteignit son luit.

Cestanjourd hui le lieu fasliionalde qui relie, l'un à l'autre, les deuxcentres il/ 1 1 activité parisienne ; le tourbillon des affaires et. des plaisirspasse sur sa c haussée; elle voit naître et mourir les spéculations qui em-pruntent sa commodité pour annoncer la hausse ou la baisse dans Paris ;le coupé de M. de Rothschild eflleure le cominis-vôyageur, qui se croit enbonne fortune, parce qu'il va dîner chez Champeau, avec, une ligurante duthéâtre des Yariétes; plus loin, le cabriolet de l'agent de change heurteune citadine, qui trotte sournoisement, les stores baissés, portant uneHélène de la rue de Provence à quelque Paris du quartier Latin. KJ lea vu passer l’asphalte, le bitume, le fer galvanisé ; voici le trois pourcent qui iile en tilbury et les métalliques autrichiens qui roulent en mv-loi'd ; là-bas, ce sont les certes qui ne valent pas grand’chose et quicependant marchent eu caleche; ce landau est un emprunt; cette chaisede poste est une banqueroute : laissez passer la fortune qui vient et l.iruine qui s’en va : ne faut-il pas que tout le monde vive !

C est par le travers de la rue Yivienne, presque en face du théâtre duYaudeville, que s’élève le palais de la Bourse, ce temple grec consacreau commerce français : toute richesse en vient, toute misère en sort.Bien plus que la chambre des Députés, la Bourse régne et gouverne ;c’est aux mouvements du crédit, ce thermomètre de l’opinion, que se me-surent les entreprises de la politique, humble esclave aujourd’hui del’argent. Sans cesse, de midi à six heures, une foule inquiète va et vientautourdu palais et s’agite dans son enceinte bourdonnante ; les puissantsde la terre, ceux-là qui ne comptent que par millions et dont la signa-ture remue les banques du monde entier, y viennent décider de la hausseou de la baisse. Chaque coup de piston de cette machine, d’inventionmoderne qui a nom l’agiotage, ébranle le pays et a son écho jusque*dansle conseil des rois.

Dans une époque où le veau d’or est le dernierdieu qui subsiste debout,ne fallait-il pas lui bâtir un temple.

C est au milieu d’une large place plantée d'arbres que s'élève le palaisde la Bourse, avec son perron ambitieux et. sa liante colonnade corin-thienne . La première pierre en fut posée le 24 mars 1808, commencéed’apres les plans de Brougniart, l'édilice, qui affecte la forme d'un paral-lélogramme de 212 pieds de long sur 120 de large, fut terminé sons la

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