HUE DES I'OHTKAITS.
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Tout ce qu’on lui offre, il l'accepte connue une dette qu’on lui paie.
lion, facile à vivre, lion enfant même, simple et digne dans ses ma-nières, il vous révolte par son orgueil et vous charme par sa bonhomie.
Il s'écoute en discutant, sans tenir compte de vos réponses, qu’il a à peineentendues.
S’il ne vous a pas convaincu, il rit à vos dépens, et passe a autrechose par une transaction subite. Facile à entraîner, il est presque im-possible à convaincre. 11 aime les chevaux, les chiens, le monde, la re-traite, Paris , la campagne, la ville, les plaisirs, la tribune.
Sa conversation est enjouée, légère, profonde, pleine de charme. Arméde mille contrastes, M. de Lamartine vous plaît et vous étonne sans cesse..Ne visant à rien de mieux que ce qu'il est, il croit toucher au pinacle;et malgré ses qualités éminentes, il laisse souvent de profonds regrets,en rencontrant aussi bien des mécomptes.
Poète sublime, que de lacunes dans ses poésies, d'irrégularités, dedistractions, d’incomplet, de médiocre même!
Ecrivain distingué, il manque à son éloquence un but ; homme poli-tique, il marche sans idées; homme d'intérieur, il donne trop au monde;homme du monde, il le méprise trop pour le comprendre et encore moinspour le ménager; esprit supertiriel.il se perd en vaines théories, sansétudier assez les choses et les hommes.
On l'aime, malgré soi et presque malgré lui, et en l’admirant, il vousreste une pensée pénible. Il vous charme, il vous étonne , et on le plaint.
Ses cheveux rares et grisonnants, un teint pâle et des traits altérés,attestent assez le travail, l’inquiétude et l’ambition; mais l'élégancede sa tournure, la noblesse de ses manières, la recherche de sa mise,l’éclat de ses dents, qu’il montre avec coquetterie, prouvent que M. deLamartine n’a renoncé à aucune espèce de prétentions.
M. de Lamartine, enfin, 11 e connaît bien ni lui ni ses semblables;entraîné par son imagination, il obéit encore plus à des impressionsqu'à des principes; et tandis que chaque parti aspire à l’honneur de sacoopération active, sa prétention à lui est de n’appartenir à aucun, etde rester complètement indépendant.
Tel M. de Lamartine m’est apparu dans un moment de rêverie, et àson insu je l’ai fait poser devant moi, afin de pouvoir l'observer tout àmon aise.
Saluons une triste et dangereuse célébrité qui a nom M. deTalleyrand.
M. de Talleyrand , en entrant au ministère, commit une grande fautedans son intérêt, et surtout dans celui de la France : il voulut, sans laconsulter, lui imposer une Charte au nom de Louis XVIII , comme si unenation pouvait et devait être comptée pour rien dans la balance des pouvoirs.
Jouissant de l’autorité et disposant de la volonté de son maître, ayant