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HUE DES DO HT HAÏ T S.
l'as plus de véritable élévation dans la pensée que dans la parole ou dansla tournure; se disant fils de la Hévolution, et alïectant de l’être, avec une
tendance marquée vers le despotisme ; brave, impétueux, orgueilleux,téméraire, inconséquent, présomptueux, étourdi, fanfaron, ne doutantde rien, peu occupé du jour, et nullement du lendemain ; allant à la mi-nute, suivant son impression, et capable du bien comme du mal, sansqu'on puisse lui savoir gré de l’un, ni précisément lui en vouloirde l’autre.
Aimant la fortune pour jouer avec elle; impossible à intimider, maistoujours incertain; élève boiteux de M. de Talleyrand , qui boitait detoutes les manières; jouant avec tout et se jouant de tout; n’apparte-nant véritablement à personne, à moins que le soleil levant ne soitquelqu’un.
L’esprit domine chez M. Thiers toutes les autres facultés. Vrai tribun,une assemblée délibérante n'a rien qui l’effraie, et il a le talent de parlerlongtemps pour ne rien dire; habile «à exprimer tous les sentiments, ilenlace si bien ceux qui l’écoutent, qu’il finit toujours parles entraînera sa suite. Sa facilité est remarquable; mais on l’embarrasserait fort, si,avant de monter à la tribune, on lui demandait ce qu’il va dire, ou si,lorsqu'il en descend, on lui demandait ce qu’il a dit.
M. Thiers n’a aucune des conditions de l bomme d’Etat ; il est [dusheureux que vraiment habile ; c’est un tribun, je le répété, enllé par lafortune, à laquelle il se livre sans réserve.
Ambitieux, la retraite n'a rien qui le décourage; les reproches lui sont