Band 
Tome second.
Seite
150
JPEG-Download
 

150

HUE DE VAUG1HAHD, etc.

térieuses oasis, dont le nom, ou plutôt le surnom, est intimement attachéà l'histoire du Luxembourg ; cétait un vieux chevalier de Saint-Louis, laterreur des dames, fameux par le sobriquet un peu cru de chevalier Tape-Cul , sous lequel il était universellement connu dans certaines promenadespubliques de Paris . Ce sobriquet terrible vous révèle tout son crime; duplus loin quelles apercevaientsa tête rouge et poudrée, sa gibbosité, sonœil flamboyant, et sa croix de Saint-Louis se dessinant sur un vieuxcarrick gris tout crasseux, toutes les femmes se rangeaient et séloignaientavec effroi de ce vieillard, dont la manie ne trouvait jamais dobstacle,même dans la présence dun cavalier. 11 lui arriva souvent de recevoir, enrécompenses de ses indiscrétions, certaines volées dun bois vert fortconnu de feu Figaro , mais les épaules amaigries du bonhomme y sem-blaient accoutumées; il se résignait en brave; puis sa correction reçue,le chevalier Tape-Cul , impassible, reprenait le cours de ses indécentesexplorations.

Du côté des prisons sont établies les jardins potagers et fruitiers; lavacherie de M. Decazes, son parterre et lOrangerie , nouvellement con-struite, qui sert de musée lors des expositions annuelles des produits denotre horticulture.

En 1782 fut construite la Comédie Française , aujourdhui lOdéon,qui s'élève en face de la dernière grille du Luxembourg , du côté de la rueYaugirard. Peyre et de Vailly en ont exécuté les plans sur lancien hôtelde Coudé . Il fut deux fois détruit par des incendies en 1799 et en 1818.LOpéra Italien, après lincendie de la Salle Favart en 1858, sy réfugiajusqu'à ce quil eut obtenu le privilège de la salle Yentadour. LOdéon,depuis délaissé, rouvrit ses portes au public Lan passé, sous la directionde M. dEpagny. A quelques vingt pas de, au n° 11 de la rue deVaugi-rard, est mort le célèbre Lekain , le 8 février 1778.

Il sétait traîné une dernière fois au théâtre, douze jours avant dex-pirer. Placé à lorchestre à côté d'un vieux chevalier des ordres du roi, ilse plaignit de navoir amassé que treize mille livres de rentes en jouantla comédie.

Eli quoi! sécria le gentilhomme courroucé, vous, petit cabotin, vousavez une fortune, lorsque moi, vieux soldat, criblé deblessures etchevalierde Saint-Louis, je nai obtenu qu'avec peine huit cents livres de pension !

Monsieur, lui dit amèrement le malade, comptez-vous pour rien ledroit que vous avez de me parler de la sorte?

Fkaxz de Lie mi a ht.