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de Médicis est dans sa cliaise ; le duc de Guise, à pied, se tient à la por-tière: ils vont ainsi tous deux, aux acclamations de la foule, braver le roidans son Louvre.
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Ce jour lut leur dernier jour d’orgueil et de puissance à tous deux. Unan plus tard, le 5 janvier 1589, Catherine meurt en apprenantl’assassinatde ce forcené ligueur; une fièvre violente la saisit, un prêtre est appelé,ét après une longue et pénible confession, Catherine de Médicis expiredans les bras de cet ecclésiastique. C’était un prédicateur du roi, qui senommait Saint-Germain ; la prédiction de lluggieri s’accomplissait.
Catherine avait habité son hôtel pendant quatorze ans ; elle y mourutchargée de dettes, et les créanciers d’une des plus grandes, sinon desplus vertueuses reines de France, vendirent ce magnifique palais à Charlesde Bourbon , comte de Soissons, fils du prince de Condé, pour la sommede trente mille et cent écus. Il reçut alors le nom d’hôtel Soissons , qu’ila conservé jusqu’en 1765.
Il n’était pas au bout de ses vicissitudes; du xvi' au xviii' siècle, ilmena la vie élégante et dissipée d’un grand seigneur en train de se rui-ner. La trop célèbre comtesse de Soissons y donna des fêtes splendides,qui se terminèrent brusquement par l’intervention du lieutenant cri-minel et de la chambre ardente. Un sinistre reflet du bûcher de la
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