HUE ET ILE SAINT-LOUIS.
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à la Cité, celte ville sombre, marécageuse , bruyante, que ses tranquilleset vertes voisines, sorlies tout exprès de l'eau pour offrir un de cescontrastes saisissants que Ton ne rencontre qu’à Paris .
Or, en 1G1 i, deux hommes abordèrent sur la côte occidentale de TîleNotre-Dame ; c’était dans une des premièresjournécsd’avril;la brise, quisuivait le cours du lleuve sans rider sa surface, portait à nos deux pro-meneurs les fines senteurs de la violette qui commençait à fleurir; le so-leil avait séché les vapeurs de l’air, le ciel était pur, la cime des arbres secolorait déjà de je ne sais quelle poussière lumineuse, et le printempsn’était pas loin.
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Sans doute les deux hommes qui s’étaient fait descendre sur le rivagefuyaient l’éternel hiver de Paris ; amoureux impatients des fleurs et dusoleil, ils n’avaient d’autre but que de rendre hommage à leurs naissantesamours, dans les délicieuses solitudes de Pile .
Usé ’’ soucieux, cependant,ponrdes poètes quiallaient cueillir