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Tome second.
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HUE ET ILE SAINT-LOUIS.

prévôt (les marchands, les éclievins, le procureur de la ville et bien

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d’autres notables; la reine-mère dont je parle était Marie de Médicis .Le vent emporta tout ce bruit d’une foule brillante, toute celte pous

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d’autres notables; la reine-mère dont je parle était Marie de Médicis . ;

Le vent emporta tout ce bruit d’une foule brillante, toute celte pous- ,

sière soulevée par un manteau royal ; le souvenir du II octobre resta j

enseveli sous les arches du pont; bientôt les tailleurs de pierres ne con- \

nurent que leur entrepreneur, et le nom de l’heureux Marie devait sur- ;

vivre, grâce au mortier hydraulique, à toutes les révolutions, à tous les j

orages, à toutes les crues d’eau de la Seine.

Mais c’étaitlà trop de bonheur pour un maçon!... A tort ou à raison, 1

le chapitre de Notre-Dame se prétendit lésé par le contrat de Christophe ]

Marie, et les chanoines s’opposèrent vivement à l’exécution des travaux ; j

l’ailaire fut chaudement suivie par le bon économe que vous connaissez, J

par l’ami de Jean Lagrange; il épuisa tous les degrés de juridiction, y |

compris le conseil du roi, et le chapitre perdit son procès. |

Neuf ans plus lard, l’île Notre-Dame , comme on l’appelait encore, J

commençait à prendre l’aspect que nous lui voyons aujourd’hui, quoi- j

qu'il lui restât beaucoup â faire pour compléter sa métamorphose. JeanLagrange, qui n’avait pas été absolument étranger au procès du cha- >

pitre, regretta ses scrupules et ses refus. 11 voyait avec l’envie d'un cour-lier qui a manqué une belle opération, avec le dépit d’un courtisan qui ’ü