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Tome second.
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LES IM)MS.

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vient de prononcera l’audience de rentrée du tribunal de première instance :

« Le Palais de Justice est presque aussi vieux que celui des Thermes.Tous les monuments delà même antiquité ont péri, ou n’ofïrent que desruines. Il est certain qu’il était édifice public même avant l’invasion desFrancs dans les Gaules.

Il est probable (pie c’est au Palais, comme le croient certains auteurs,que, du temps de la domination romaine dans les Gaules , se tenaient lesmagistrats municipaux, ordu tnunicipalis.

» Selon Adrien de Valois, Eudes serait venu au Palais pour se protégermieux contre les Normands, et placer entre eux et lui le lil de l'eau.

» Les rois de la seconde race n’babitèrentipas le palais, mais HuguesCapet en fit sa demeure.

» Ifobert le Pieux se maintint dans le manoir paternel. 11 passe pouravoir rebâti complètement le Palais, et, à dater de son régne, l'histoireet l’art marchent avec plus de certitude. I)e son temps se sont vues lachambre de la Conciergerie, celle de la Chancellerie. Il fonda une cha-pelle du nom de Saint-Nicolas au même lieu où, dans l’année 1180, entreIfobert et saint Louis, Louis le Jeune éleva une chapelle à la Vierge.

» Ainsi, il faut bien le reconnaître, c’est sur un sol autrefois bénit ques’agite, que se presse cette foule que des intérêts divers appellent chaquejourau sanctuaire delà justice, elpar une étrange vicissitude des siècles,la chicane et la controverse aiguisent aujourd’hui leurs armes les plusacérées là où jadis on prêchait à nos pères la paix évangélique et l'oublides injures.

»En 1157, Louis le Gros mourut dans le Palais. L’histoire a conservéde lui de nobles paroles prononcées au dernier moment. Puis-je m’étonnerassez d’avoir à répéter ces paroles sous les mêmes voûtes qui les recueil-lirent il y a huit siècles, de la bouche d’un roi de France expirant : « Sou-» venez-vous, mon fils, disait le monarque, et ayez toujours devant les» yeux que l’autorité royale n’est qu’une charge publique dont vous ren-» drez un compte très-exact après votre mort. »

» C’est la que Philippe-Auguste épousa en secondes noces Ingelburghe,sœur de Canut, roi de Danemarck.

» Un soir il regardait par une de ses fenêtres couler l’eau de la Seinelorsqu'il fut désagréablement assailli par une odeur infecte qui montavers lui, parce qu’au-dessous des voitures sillonnaient la boue épaisse quicroupissait alors dans les rues de Paris . « Le roi sentit la pueur si cor-» rompue et s’en tourna en grande abomination de cœur. Il manda le» prévôt des bourgeois et ordonna que toutes les rues fussent pavées» soigneusement de grès gros et forts. »

» Ainsi commença le pavage de la capitale. Pour assurer et bâter lestravaux, un sieur Gérard de Melcy donna onze mille marcs d’argent. J’a-