HUE RICHELIEU.
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puisque dans la moitié de sa circonscription achetée en 1719parLouisXlVqui en lit don à la compagnie des Indes, on a ouvert la rue Vivienne etla place de la Bourse, et que l'autre moitié, patrimoine du marquis deMancini, a pris le nom d’hôtel de Nevers . On y transporta en 1724 laBibliothèque royale ; la rue et l’arcade Colbert furent ainsi nommées parce([lie ce fut sous le ministère de ce conseiller du grand roi que la Biblio-thèque devint publique; on y comptait déjà deux cent mille livres im-primés; ce nombre s’élève aujourd'hui à quatre cent cinquante mille vo-lumes, autant de brochures, auxquelles il convient de joindre en termemoyen et par année six mille ouvrages nationaux, en outre soixante millemanuscrits, un million six cent mille estampes, je ne sais combien depierres gravées et d’antiquités, et cent mille médailles ; ce nombre pour-tant a dù diminuer depuis un vol avec escalade, effracLiou, toutes sortesde circonstances aggravantes, qui a valu la croix au conservateur.—Deuxou trois tribunes ont été ménagées dans les combles de la Bibliothèquedu roi, pour les menus plaisirs de M. Baoul-Bocbette et du comte Jau-bert; ces savants modestes y font sans troubleel sansauditeurs des coursde langue orientale, de chinois et d’idiome slave; ils y cultivent avecune persévérance digne d’un sort meilleur le sanscrit et le bouddhisme ,choses fort peu importantes au développement et à l’amélioration de l’es-pèce humaine.
Cependant les règnes allaient toujours, etpeuàpeules arbres disparais-saient aux alentours de la résidence des d’Orléans . Laissez faire, quelquesannées encore et, parles ordres du père de notre roi en 1782, la hache enta-mera ces futaies vigoureuses, les grilles tomberont de ces talus, et une tri-ple galerie ouverte au commerce etaux filles dejoie multipliera ses pleinscintres romains autour des tapis verts et des charmilles. Le 14 juillet,les vainqueurs de la Bastille débouchent vers les six heures du soir parl’étroit passage lladznvill, et, portant au bout d’une pique la tète du gou-verneur, vont prendre des glaces au calé de Fov !.. Ce jardin dont le cen-tre est encore occupé par un cirque, sera désormais le forum où vien-dront s’exercer aux luttes oratoires les Virginius de coin de rue ! Qu’im-portent ces jongleurs de faubourgs à M. de Beaujolais, le plus jeune deslils du duc d’Orléans ; il leur préfère des marionnettes, et on construitpour lui un théâtre. L’Opéra, alarmé du succès de ces polichinelles quichantaient mieux que ses hautes-contre, en obtientla suppression en 1790;mademoiselle de Montansier y arrive pour jouer la comédie et l'opéracomique; a mademoiselle de Montansier succède un café spectacle quigarde son nom, et puis l’entreprise s’anéantit pour reparaître en 1851sous le patronage de M. Contat-Desfontaines, dit Dormeuil, auspiccTeucru.
Mademoiselle de Monlansier n’avait abandonné le Palais-Royal que