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Il en est des rues comme deshommes : leur physionomie dit leurâge; ainsi, somhre foyer duquelont successivement rayonné, à delongs intervalles, les innomhrahlesrues qui composent le Paris de notretemps, la Cité nous apparaît commeun robuste vieillard dont la tètepuissante a fléchi sous le poids dessiècles ; tandis que les rues Laffitte,Notre-Dame de Lorette, etc., etc.,se montrent à nous parées de toutl’éclat et de toutes les séductionsde la jeuiiesse. Entre ces deux ex-trêmes, la rue et le faubourg Pois-sonnière occupent une positionnettement tranchée. Le caractèreempreint dans l’ensemble de leurstraits est celui de la virilité ; ilsont le calme, la gravité tempérée,la physionomie honnête, reposée,de l’âge mûr. Sans être nés d’hieren effet, leur création ne remontepas à une époque trés-éloignée denous. — Si l’on s’en rapporte autémoignage des écrivains, éruditset patients explorateurs des chro-niques, des chartes, des ruines d’unpassé plein d’embûches et de ténè-