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LES FORTIFICATIONS.
semâtes, des magasins à poudre et des casernes, dont quelques-unes se-ront voûtées à l’épreuve et serviront en cas de guerre. Voici la positiondes neuf forts de la rive droite de la Seine : celui de Charenton est placéen avant de l'Ecole et du village d’Alfort , dans le coude de la Marne etde la Seine ; il servira de tète de pont en avant de ces deux rivièresdont il commande le confluent. Les quatre forts de Nogent, Rosny , Noisyet Romainville couronnent les belles positions qui s'étendent de la Marne au canal de l’Ourcq , et qui ont reçu le nom de Positions de Noisy. Cesforts protègent Paris du côté où l’attaque est plus probable ; ils sont des-tinés à tenir l’ennemi à une grande distance et couvrent de plus le châ-teau de Vincennes, qui doit être le grand arsenal de la défense.
Le fort d’ Aubervilliers, placé dans l’intervalle qui sépare le fort de Ro-mainville de Saint-Denis , couvre l’enceinte vers le point où elle tourne del’est au nord, et assure la vaste plaine des Vertus, entre les canaux del’Ourcq et de Saint-Denis.
Les trois forts de l’Est, de la Rriche et delà double Couronne établissentun système de défense en avant de Saint-Denis ; ils relient les inon-dations qui doivent couvrircettc position importante et rejeter bien loinles attaques de l'ennemi; de plus, ils doivent assurera la défense la pos-session paisible du vaste espace compris entre le canal Saint-Denis, laSeine et l’enceinte continue, depuis le Point-du-Jour jusqu’à la Villette .Des six forts de la rive gauche, le plus important est celui du Motit-Valé-rien. C’est une vaste tête de pont, sur la gauche de la basse Seine depuisSaint-Cloud jusqu’à Saint-Denis , qui est destinée à protéger toutes lesopérations qui pourraient avoir lieu dans cette partie du fleuve.
L.es cinq forts d’Issy, Vanvres, Montrouge, Ricêtre et Ivry , placés sur lamême ligne, couvrent l’enceinte de la rive gauche, eten tiennent partoutl’ennemi à une distance de plus de deux mille mètres. Ces forts saisissentles positions les plus importantes, en faGe des sommités qui s’élèventparallèlement à l’enceinte, de la haute à la basse Seine .
L’armement des fortifications doit se composer de cinq pièces de groscalibres sur chacun des quatre-vingt quatorze bastions, et de quarantepièces par fort, ce qui donne un total de onze cent dix bouches a feu,sans compter les pièces d’artillerie mobile, dont le nombre est indéter-miné. Telle est en résumé cette ceinture de fossés, d’ouvrages en terreet de murailles, qui doitmettreà l’abri d’une invasion nouvelle la capitaledu royaume.
Ce n'est pas à moi, simple antiquaire, qu’il appartient de juger au pointde vue de l’art militaire les fortifications qui s’élèvent en ce moment au-tour de la ville de Paris .
Je préfère, en me plaçant par la pensée au sommet de la plus haute deces citadelles, me représenter ce qui pourrait advenir, si une armée en-