de l’éditeur. vij
Cette proposition ne pouvait que flatter masœur et moi, et la troisième édition fut le résul-tat de notre acceptation.
Je voudrais pouvoir me borner à ce mot; àmon regret, cela est impossible.
En cédant au désir qui m’avait été exprimé,mon but avait été de profiter de l’occasion quim’était offerte, pour rendre à la mémoire de monpère un hommage digne de lui : de même quec’était pour rendre cet hommage plus completque j’avais autorisé quelques abréviations, surFutilité desquelles je n’avais pu m’abuser.
Qu’en est-il résulté?.... L’éditeur n’a suppri-mé aucun de ces mots surabondants, échap-pés à une plume affaiblie par l’âge ; il a oubliéqu’il s’agissait de la gloire de Frédéric, des Sou-venirs de mon père, d’une confiance qu’il m’a-vait demandée. Par suite de cet oubli il a con-sidéré l’ouvrage comme sa propriété, l’auteurcomme soumis à sa censure, et Frédéric commetraduit à son tribunal. Ainsi, il a supprimé toutce qui, dans les opinions de ce grand roi, sem-blait ne pas cadrer avec ses opinions person-nelles, et il a retranché ou dénaturé tout ce quin’était pas d’accord avec le culte qu’il rendait àla mémoire de Guillaume II. Faisant disparaî-