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PRÉFACE.
ne peuvent avoir d’autre politique que la mo-rale. Amis de l’ordre et de la justice, cosmopo-lites autant que l’amour de la patrie le per-met , soumis aux lois et les respectant, aidantà faire le bien autant qu’ils peuvent en avoirl’occasion ou les moyens; du reste, paisibleset tranquilles dans la sphère où ils sont pla-cés , de quelle politique peuvent-ils avoir be-soin, et la morale n’est-elle pas et ne doit-ellepas être leur première ou plutôt leur seulepolitique ? Quant à cette prudence timide etmoins noble, qu’on assimile quelquefois à lapolitique, je n’ai jamais compris que l’on pûts’abaisser jusqu’à elle.
Mais, sous le point de vue littéraire , à com-bien d’égards ne pourra-t-on pas me repro-cher d’avoir été trop prolixe? Ce n’est pointsur mon style que ma pensée se porte; c’estsur un grand nombre de personnages que jene crains pas de placer successivement sousles yeux du lecteur, et sur tant d’anecdotesqui ne concernent qu’eux.