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mandé par M. Bitaubé, que j’avais laissé à Pa*ris, et qui ne revint à Berlin qu’en 1766.
L’avenir me persuada (pie Frédéric, ainsique M. le Gatt me l’avait annoncé, avait étécontent de moi, et qu’il se promettait quelquesorte de délassement à m’appeler auprès delui. En effet,et de suite il dépassa à mon égardce qui 11e tenait qu’à l’usage où il était de voirles étrangers qui entraient à son service, et deles étudier jusqu’à ce qu’il crût les bien con-naître ; sauf alors à continuer ou à cesser deleur faire cet honneur, selon que cela lui pa-raîtrait convenir à ses intérêts ou à ses goûts.Durant bien des années, il n’est jamais arrivéà Berlin qu’un de ses valets de pied ne soitvenu m’avertir que le roi m’attendait à telleheure. L’heure qui m’était ainsi assignée étaitpresque toujours ou celle de quatre heures,après la signature des lettres, ou celle de septheures, après son concert. Je ne parle pas desoccasions où il n’avait qu’un mot à me dire ;car, en ce cas, il me faisait appeler ou avantson dîner, ou pour trois heures, moment au-quel il sortait de table. Lorsqu’il fixait le ren-dez-vous à quatre heures , il 11e me retenaitqu’une heure, ou au plus deux, son concert
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